Le Royaume Uni, bon élève en terme d’émissions de gaz à effet de serre du secteur transport

   De huit pays européens parmi les plus riches, le Royaume-Uni est celui qui a le plus réduit « l’intensité carbone » [1] du secteur transport entre 1990 et 2012. Avec une réduction de 35,74%, juste talonné par la Suède (-34,8%), il fait beaucoup mieux que la France de ce point de vue (-24,9%).

Variation_pseudo_intensite_carbone_transport_routier_9 pays_1990-2012Il faut toutefois mentionner qu’il partait de loin (cf. graphe ci-dessous) : en 1990 il se situait à la 2e moins bonne place, en compagnie de la Suède et de la France, derrière la Finlande. Il se trouve désormais à la 3e relativement loin derrière la France en compagnie de la Suède, des Pays-Bas et de l’Allemagne.

Pseudo_intensite_carbone_transport_routier_9 pays_1990-2012   En valeur absolue (cf. graphe ci-dessous), ses émissions de GES par habitant de ce secteur sont parmi les plus basses : avec 1,7 t éqCO2, il fait mieux que ces sept autres pays. Il est talonné par l’Allemagne (1,8 t), la France (1,9 t) arrivant en 4e position après la Suède (3e avec 1,9 t). Le bon dernier est la Finlande avec 2,1 t.

Emissions_transports_routiers_par_habitant_1990-2012_8_pays_europeens   Notons que l’écart maximal n’est toutefois que de 18% entre le meilleur et le pire.

  L’objet de cet article à venir sera d’identifier les raisons de ce progrès remarquable, même si insuffisant au regard des objectifs climatiques. La désindustrialisation de ce pays au profit de la finance depuis quelques décennies en explique probablement une large part. Car qui dit désindustralisation dit moins de transport de marchandises, matières premières en particulier.

Cependant, quoique pas réputé écolo, ce pays a pris des mesures pour limiter le trafic routier, mesures dont nous tâcherons de mesurer l’impact prochainement. Mentionnons d’ores et déjà que, parmi les 9 pays étudiés, il est le seul pays avec les Pays-Bas pour lesquels la distance parcourue sur terre [2] annuellement n’a pas varié de 1990 à 2012. Ce qui est loin d’être le cas de la France ou de l’Allemagne respectivement à +18 et +20% (cf. graphique ci-dessous).

Variation_kms_terrestres_9 pays_europeens_1990-2012Et pourtant, ces distances étaient et restent déjà parmi les plus faibles (cf. graphique ci-dessous) : 11.650 km. Le record est détenu par la France avec  15.062 km, soit 30% de plus.

Distance_terrestre_9_pays_europe_1990-2012


Notes :

1 . Il ne s’agit pas tout a fait de l’intensité carbone du secteur des transports puisque selon la définition de l’intensité carbone il faudrait diviser par la seule part du PIB due à ce secteur. Comme nous ne disposons pas de cette données, nous divisons par le PIB total du pays. Cela nous permet cependant de comparer la part des émissions de gaz à effet de serre due aux transports en tenant compte de la richesse des pays.

2 . Il s’agit en réalité des distances parcourues en voiture particulière, bus/car et train. Cependant le mode « voiture particulière » représente entre 84 et 87% pour tous ces pays à l’exception de la Suisse (77%) et le Danemark (81%). En outre ces parts modales n’ont quasiment pas bougé depuis 1990. Seule la Suisse a connu une réduction de 5,5% (de 82,1% à 77%) et la Finlande une augmentation de 4,5% (de 81,2% à 84,9%).

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