Dispo­ser d’une boite à « écolor­vi­dés », c’est pas compliqué (1)

Pour dispo­ser d’une boite à écolor­vi­dés (= corvidé écolo, cf. présen­ta­tion et état d’avan­ce­ment ICI) et faute de trou­ver un modèle commer­cia­lisé, il vous faudra de l’huile de coude, de l’en­vie de brico­ler, quelques notions de menui­se­rie, d’élec­tro­nique, d’in­for­ma­tique et d’élec­tri­cité. A priori si vous dispo­sez d’un bac scien­ti­fique, mis à part la menui­se­rie, cela devrait suffire. Mais il vous faudra aussi débour­ser très proba­ble­ment quelques dizaines d’€, très proba­ble­ment moins d’une centaine selon vos capa­ci­tés à faire de la récup, de l’achat d’oc­ca­sion et de votre empres­se­ment. Cepen­dant, avant d’en­vi­sa­ger la fabri­ca­tion d’une boite, il faut d’abord se poser la ques­tion : est-ce que je dispose d’un endroit perti­nent où je puis la placer et ce durant plusieurs mois a minima ? C’est pourquoi nous commençons par cet aspect.

Où placer mon dispo­si­tif à écolor­vi­dés ?

Deux condi­tions essen­tielles :

  1. Présence de corvi­dés avec une nette préfé­rence pour les pies, les corneilles et les corbeaux ;
  2. Présence de déchets à leur faire collec­ter sauf si c’est juste pour le plai­sir de l’ex­pé­rience d’ap­pren­tis­sage ;

Ensuite se poser les ques­tions suivantes :

  1. Mon dispo­si­tif y sera-t-il en sécu­rité ? Il risque en effet de susci­ter la curio­sité et/ou la convoi­tise de certains animaux. Il faut que ces derniers ne puissent atteindre le dispo­si­tif : chats, renards, écureuils, rongeurs, homo sapiens (mais pas tant que cela hélas), . . . autre­ment dit une terrasse non acces­sible à ces animaux peut faire l’af­faire. Accro­cher la boite à 2 m de hauteur mini­mum sur un pylône ou un arbre doit aussi faire l’af­faire, quitte à rajou­ter un collier autour du tronc et sous le dispo­si­tif pour empê­cher le passage des animaux grim­peurs ;
  2. Pour­rais-je y accé­der régu­liè­re­ment ? En effet, eu égard au peu de connais­sances dont nous dispo­sons sur la vitesse d’ap­pren­tis­sage du savoir que doivent acqué­rir les corvi­dés ciblés, la mise en œuvre des diffé­rentes phases de l’ap­pren­tis­sage ne peut être tota­le­ment auto­ma­ti­sée ;
  3. Le lieu est-il proche d’une source d’ali­men­ta­tion élec­trique ? L’idéal est évidem­ment le secteur (220V). Dans la néga­tive, une vieille batte­rie 12V de cyclo­mo­teur ou de voiture est une solu­tion très envi­sa­geable pour un surcoût très raison­nable (10–20 €) tout en assu­rant une auto­no­mie satis­fai­sante, auto­no­mie à déter­mi­ner en fonc­tion de la fréquence de vos passages ;
  4. Le lieu est-il proche d’une connexion inter­net ou d’un ordi­na­teur ? Si la réponse est NON, on peut s’en passer. Mais, l’in­té­rêt est de pouvoir vision­ner le compor­te­ment des animaux sur le dispo­si­tif grâce aux enre­gis­tre­ments vidéos déclen­chés par le mouve­ment de ceux-ci. Sans cela, deux alter­na­tives :
    • Incor­po­rer un (vieux) PC à condi­tion d’être alimenté au secteur. Si ce n’est pas le cas,  il faut alors prévoir de pouvoir rempla­cer la batte­rie chaque fois qu’elle sera déchar­gée. Selon la fréquence de vos passages, je vous laisse le soin de faire le calcul, pour déter­mi­ner si il vous faut plutôt une batte­rie de cyclo­mo­teur ou plutôt une batte­rie de camion. Une recharge via une mini instal­la­tion photo­vol­taïque est égale­ment envi­sa­geable. Il est désor­mais possible d’ac­qué­rir pour 2–3 dizaines d’€ un minior­di­na­teur appelé Rasp­berry Pi dont un des modèles permet de réali­ser l’en­re­gis­tre­ment de séquences vidéos (me contac­ter) ;
    • Se passer des vidéos et  se conten­ter d’ob­ser­va­tions lors de vos passages :  en parti­cu­lier si les croquettes propo­sées sont mangées (phase 1 de l’ap­pren­tis­sage), si les canettes propo­sées sont dépla­cées (phase 2), si le collec­teur de déchet en contient, . . . A partir de ces obser­va­tions, il faudra déci­der de passer à la phase suivante ou de pour­suivre la phase en cours ;

 Si vous avez répondu par l’af­fir­ma­tive à ces quatre ques­tions, vous pouvez passer à la suite. Sinon, n’hé­si­tez pas à me contac­ter (ou à lais­ser vos inter­ro­ga­tions en commen­taires ci-dessous). La suite, c’est ICI.

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