Comment se débar­ras­ser soi-même d’une hernie ingui­nale, alter­na­tive à l’in­ter­ven­tion chiru­gi­cale ?

Lettre ouverte à mes méde­cins et conseils pour qui veut tenter mon expé­rience.

Ci-dessous vous trou­ve­rez la lettre envoyée le 2 février 2005 à mes méde­cins, géné­ra­liste et spécia­listes, qui m’ont examiné au sujet d’une hernie ingui­nale en novembre 2004. Vous trou­ve­rez égale­ment un lien sur la page dans laquelle je détaille « ma » théra­pie.

   Quoi de neuf à la date du 5 octobre 2017 ?

   En mars 2007, c’est à dire deux ans après ma totale guéri­son, ma hernie est réap­pa­rue sans que j’ai pu relier cela à des circons­tances parti­cu­lières.
Parmi les hypo­thèses possibles : perte rapide de poids (3–4 kg en quelques semaines) ? Reprise des abdo­mi­naux sans port de cein­ture de réten­tion ? Choc émotion­nel ? La conjonc­tion des trois ? En tout état de cause, à ce jour, je me suis fais à l’idée de porter en quasi perma­nence – sauf durant mes acti­vi­tés spor­tives et en posi­tion couchée – une cein­ture de réten­tion, ma hernie ne m’oc­ca­sion­nant abso­lu­ment ni douleur, ni gêne. Peut-être un jour remet­trais-je en appli­ca­tion « mon » remède.
Je tiens à préci­ser que durant les deux années de totale guéri­son, je n’ai pris aucune précau­tion ou atten­tion parti­cu­lière : j’ai fait autant de sport (vélo et course à pied), j’ai grossi de quelques kgs et il m’est arrivé de porter de lourdes charges, et ce sans jamais porter la cein­ture de réten­tion.
En espé­rant que le remède que j’ai expé­ri­menté avec succès (même si tempo­raire) puisse :

  • contri­buer à préser­ver les ressources finan­cières de notre Sécu­rité Sociale grave­ment mena­cée par le néoli­bé­ra­lisme (prochaine étape du déman­tè­le­ment du programme du CNR par la droite),

  • éviter les inci­dents inhé­rents à toute opéra­tion chirur­gi­cale,

  • déve­lop­per chez mes conci­toyens leur sens de l’es­prit critique.

   Depuis l’écri­ture de cette lettre ouverte à mes méde­cins, un article est paru en février 2006 dans le Jour­nal of Ameri­can Medi­cal Asso­cia­tion inti­tulé : « Hernie ingui­nale: cela vaut-il la peine d’opé­rer quand le patient ne se plaint pas ? ». Cet article conforte le point de vue exprimé ici. Il ne semble hélas plus acces­sible – en tout cas à titre gracieux – sur le web.

   Aussi je ne peux que vous inci­ter à prendre connais­sance des avis de la revue Pres­crire à laquelle TOUT méde­cin CONSCIENCIEUX DEVRAIT être abonné plutôt que de perdre son temps – et donc son argent (quoique !) – à écou­ter les vendeurs de savon­nettes, juges et parties, que sont les visi­teurs médi­caux. L’abon­ne­ment coûte rela­ti­ve­ment cher mais c’est le prix à payer de l’in­dé­pen­dance des lobbies phar­ma­ceu­tiques et autres. Pres­crire avait, par exemple, bien avant le scan­dale, mise en garde contre le media­tor Si vous êtes ami avec un méde­cin abonné (c’est mon cas), proba­ble­ment pourra-t-il vous déli­vrer des infor­ma­tions issues de cette revue sur tel ou tel problème.
Je tiens à préci­ser que, en tant que scien­ti­fique de forma­tion et de profes­sion, les faits que je relate ici ne sauraient être consi­dé­rés comme une quel­conque remise en cause des acquis de la science et de la recherche. Cepen­dant, il faut rester vigi­lant quant aux prio­ri­tés rela­tives accor­dées aux diffé­rents secteurs de la connais­sance. Il faut rester vigi­lant quant à l’ap­pli­ca­tion sans contrôle et contre-pouvoir des décou­vertes et inven­tions faites dans ces domaines des acti­vi­tés humaines. Pour toute nouvelle tech­no­lo­gie, il faut savoir peser le pour et le contre, à court, moyen et long terme, à l’échelle indi­vi­duelle et collec­tive, à l’échelle locale et globale. Il faut égale­ment envi­sa­ger ce qui peut en être fait en cas de mauvais usage.

   Au-delà des appa­rences, « progrès tech­no­lo­gique » ne rime pas toujours avec « progrès humain ». Surtout lorsque derrière des préten­dus progrès tech­no­lo­giques se cachent de bien lucra­tives acti­vi­tés écono­miques et les inévi­tables – voire légi­times – lobbies qui les accom­pagnent. N’ou­blions pas que les médi­ca­ments et maté­riels médi­caux sont fabriqués et vendus par des indus­triels dont le profit et la crois­sance comptent parmi leurs prin­ci­paux et légi­times objec­tifs. D’ailleurs une récente étude indé­pen­dante (2013) vient de conclure que l’on pour­rait passer de 15.000 médi­ca­ments à 150 sans dommage pour la santé !

   Au-delà du probable poids de ces lobbies, la méde­cine dite occi­den­tale doit savoir – comme toute science – se remettre régu­liè­re­ment en ques­tion et lais­ser un peu plus de place aux méde­cines dites alter­na­tives qui ont fait leurs preuves (homéo­pa­thie, ostéo­pa­thie, méde­cine chinoise, acupunc­ture, …). Elles en sont – d’un point de vue médi­cal – complé­men­taires et non concur­ren­tielles.

   Comme la biosphère et les écosys­tèmes, l’être humain n’est pas qu’une juxta­po­si­tion de pièces déta­chées. Il est un tout avec un mental et un physique, avec des inter­ac­tions plus ou moins fortes entre les diverses enti­tés qui la composent. C’est certes plus compliqué à appré­hen­der de cette manière là mais c’est fonda­men­tal. Il est temps de révo­lu­tion­ner notre mode de pensée trop carté­sienne.

   J’en profite pour faire un paral­lèle avec la « gestion » actuelle de notre nature, consi­dé­rée à tort comme une juxta­po­si­tion d’es­pèces vivantes. C’est hélas une pratique courante de notre agri­cul­ture produc­ti­viste, voire de certains parti­cu­liers qui veulent que leur jardin « fasse propre » quitte à le rendre écolo­gique­ment stérile (gazon sous les paque­rettes, murs végé­taus, espèces stériles ou alllo­gènes, voire pesti­cides, …). Les écosys­tèmes sont un tout. Ne s’in­té­res­ser qu’à l’une de leurs parties, en igno­rant les autres, conduit fata­le­ment à terme à l’échec.

Consul­tez la lettre ci-dessous ou la Télé­char­ger (format PDF).

Nota bene : j’ai masqué les noms des méde­cins concer­nés, l’objet n’étant pas de discré­di­ter qui que ce soit mais de rappor­ter les faits et éven­tuel­le­ment dénon­cer un système. Vous trou­ve­rez sous la lettre un complé­ment sur les infor­ma­tions déli­vrées dans la lettre (exer­cices adbo­mi­naux, cein­ture de réten­tion)

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La lettre à mes méde­cins
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Chris­tophe Vieren
XXXXXX
F-59270 Bailleul

à Docteur XXXXX
Hopi­tal Huriez
Aile Est – 3e étage

à Bailleul le 2 février 2005

Copies à Messieurs le Docteur XXXX, méde­cin trai­tant, et le Profes­seur Jean-Pierre XXXX, chef de service

   Monsieur,

   Le Mardi 16 novembre 2004, j’ef­fec­tuais une consul­ta­tion dans votre service eu égard à une hernie ingui­nale que j’avais depuis plusieurs années et qui m’était de plus en plus génante voire doulou­reuse. Ceci m’avait d’ailleurs amené à porter une cein­ture ad hoc qui avait aupa­ra­vant servi à mon père et mon frère atteint du même mal.

   Afin de résoudre le problème vous m’avez proposé une opéra­tion sous coelio­sco­pie. Ne tenant pas à « passer sur le billard » pour diverses raisons, j’ai tenté de trou­ver une autre solu­tion. Le problème étant pure­ment méca­nique, s’agis­sant d’une ouver­ture dans la cein­ture abdo­mi­nale, je me suis dit qu’en renforçant celle-ci et plus parti­cu­liè­re­ment les muscles abdo­mi­naux concer­nés, cela pouvait conduire à réduire le trou suffi­sam­ment.

   Aussi, tout en conti­nuant à porter la cein­ture de main­tien en toutes circons­tances excepté durant mon sommeil, j’ai entre­pris ces exer­cices à raison de quelques minutes quoti­diennes. Puis au terme de 3–4 semaines, je n’ai plus mis la cein­ture et petit à petit, j’ai arrêté les exer­cices. Voilà plus d’un mois que je ne porte plus de cein­ture, ni ne fait d’ab­do­mi­naux et la hernie n’est depuis pas réap­pa­rue une seule fois y compris durant l’ef­fort, y compris après les copieux repas des fêtes de fin d’an­née qui ont conduit à une prise de poids.

   Je tenais à vous infor­mer de ce que je ne consi­dère nulle­ment comme un miracle car je ne suis proba­ble­ment pas le premier cas de guéri­son sans opéra­tion chirur­gi­cale. Aussi je m’in­ter­roge forte­ment sur les raisons qui font que vous ne m’avez pas informé d’une alter­na­tive moins trau­ma­ti­sante – et égale­ment moins coûteuse pour notre précieux système de santé – même si celle-ci pouvait vous paraître beau­coup plus hasar­deuse. Ce qui, en ces périodes de réforme de la sécu­rité sociale, me semble d’un inté­rêt non négli­geable.

   Si réel­le­ment, vous pensiez impos­sible une telle méthode de guéri­son, sachez que je me tiens à votre entière dispo­si­tion pour une visite qui vous permet­trait de véri­fier la véra­cité de mes dires. Ceci dans le seul inté­rêt de contri­buer aux avan­cées de la pratique médi­cale et le bien-être de mes conci­toyens.

   Bien cordia­le­ment

    Chris­tophe Vieren
Mél : Chris­tophe.Vieren@u­niv-lille1.fr

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FIN de la LETTRE
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Avant de m’écrire au sujet d’in­fos pratiques :

Merci de me tenir au courant car j’ai­me­rais savoir si je suis l’objet d’un miracle ;-) (athée, j’ai du mal à y croire !).
Je vous souhaite en tout état de cause un prompt réta­blis­se­ment,
Chris­tophe, scien­ti­fique de profes­sion et d’es­prit.

Ces infos en un peu plus détaillées :

Concer­nant la cein­ture, il m’est diffi­cile de la décrire mais je pense que tout phar­ma­cien devrait pouvoir vous rensei­gner. Elle m’a été four­nie par mon père qui a été atteint du même mal et qui lui s’est fait opéré (ainsi que mon frère).

Concer­nant les exer­cices : durant un mois – simul­ta­né­ment au port de la cein­ture – 3 à 5 mn chaque matin, posi­tion : couché sur le dos, jambes repliées et croi­sées. Lancez les jambes vers la gauche ou la droite pour porter les genoux à hauteur alter­na­ti­ve­ment des joues gauche et droite.
Suite à ces exer­cices il m’était impos­sible de loca­li­ser le trou par lequel je repous­sais la hernie de temps à autre.
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« Toute personne croyant qu’une crois­sance expo­nen­tielle peut durer indé­fi­ni­ment dans un monde fini est soit un fou, soit un écono­miste. » ,
K.E. Boul­ding, 1910–1993, fut Président de l’As­so­cia­tion des Écono­mistes Améri­cains.

Epilogue :

Marre d’être complice du nucléaire ? Comme moi, optez pour de l’élec­tri­cité 100% renou­ve­lable avec Ener­coop .

2 réflexions sur “ Comment se débar­ras­ser soi-même d’une hernie ingui­nale, alter­na­tive à l’in­ter­ven­tion chiru­gi­cale ? ”

  1. Bonjour
    Votre hernie inguinale est elle guérie ?? Ou vous vivez avec comme cela.est mon cas. La mienne est réductible et ne fait pas souffrir donc je ne juge pas utile de recourir à une intervention chirurgicale. Je veille à maintenir une bonne sangle abdominale. Qu’en pensez-vous ?
    Bien cordialement

    1. Bonjour José,
      Toutes les informations des deux pages consacrées à mon expérience « inguinale » sont à la date de cette réponse – et de votre commentaire – toujours d’actualité : je vis avec et je n’ai pas d’avis à formuler concernant votre cas.
      Comme écrit : je ne suis absolument pas du milieu médical ou paramédical.

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