Changement climatique de Philippe de Larminat : espert ou excroc ?

Au sujet de « Changement climatique : identification et projections », le livre de Philippe de Larminat, 2014.
Résumé

En 2014, Philippe de Larminat publie l’ouvrage Changement climatique : identification et projections dont l’originalité réside en la méthode d’identification des fonctions qui relient la température à la surface de la Terre à trois paramètres  : l’irradiation solaire, l’effet de serre et l’activité volcanique. L’identification, outil bien connu des automaticiens, semble n’avoir jamais été appliquée au climat de la Terre.

Au vu de certains de ses résultats, Philippe de Larminat conclut que la cause majeure des variations climatiques depuis deux millénaires – y compris le réchauffement constaté depuis 150 ans – serait plus probablement l’activité solaire que les émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Ainsi l’augmentation de la température de 0,8°C depuis le début du XXe  serait due aux activités solaire et volcanique pour +0,4°C contre +0,2°C selon le GIEC, tandis que l’activité humaine y serait pour +0,2°C contre +0,8°C pour le GIEC. Le reste serait dû aux fluctuations aléatoires naturelles, soit +0,2°C pour lui contre -0,2°C pour le GIEC.

Ses estimations résultent de sa détermination de la sensibilité à l’activité solaire (Sirr) égale à 17,5 °C/W.m-2 soit près de ONZE FOIS la valeur SUPÉRIEURE de 1,62 °C/W.m-2 de la fourchette admise par le GIEC, (0,27 °C/W.m-2 < Sirr < 1,62 °C/W.m-2). La valeur supérieure de la sensibilité au CO2 serait quant à elle réduite d’un facteur compris entre 1,5 et 6 par rapport à la valeur supérieure admise par le GIEC (6°C). La valeur centrale pourrait même, sous certaines hypothèses, être franchement négative (jusqu’à -2,46°C !). Autrement dit l’essentiel de l’augmentation de température depuis le début de l’ère industrielle pourrait ne quasiment rien devoir aux gaz à effet de serre anthropiques et quasiment tout au soleil ! Rien que cela.

On comprend bien pourquoi cet ouvrage est largement repris dans des sites « climatosceptiques » au sens de ceux qui contestent, non plus le réchauffement climatique mais qui en contestent l’origine anthropique. On y trouvera de nombreuses louanges sur cet ouvrage et en particulier sur le fait que, à la différence du GIEC, le modèle de M. De Larminat, initialisé à l’année 2000, prévoit la pause climatique survenue a minima entre 1998 et 2012 (il semble que depuis la pause soit terminée). Ses « prédictions rétroactives » de la température 2000-2012 (cf. fig 11.6 ci-dessous) sont en effet bien meilleures que celles rapportées dans le rapport 2013 du GIEC.

Fig_11_6_&_comment_p122_CC_de Larminait_2014_ISTEFigure 1 : figure 11.6 avec commentaire (p.122)

On peut toutefois se demander pourquoi il ne réalise pas le même exercice pour l’accélération du réchauffement durant la période 1975-1998 ainsi que pour le refroidissement de la période 1945-1975 (cf. fig 2.10 de l’AR5). D’autant qu’écrivant (p.122) « s’agissant de prédictions à court terme, elles sont basées sur des modèles déterminées à partir de données recouvrant plus d’un millénaire », la prise en compte des dernières décennies ne devrait pas changer sensiblement les résultats comme il le confirme lui même peu avant (p. 122) :  « En 1999, […] nous aurions pu développer à l’identique les algorithmes d’identification et de prédiction exposés ici. Nous aurions alors obtenu les mêmes résultats ».

La réponse se trouve très probablement dans le graphique de la figure 2 ci-dessous qui reproduit la  figure 9.3 de la page 99. On constate que la simulation « Models using both natural and anthropogenic forcings » (courbe épaisse « ondulée » en gris clair) est quasi linéaire depuis 1910. On constate également qu’en l’an 2000, elle est bien en dessous des observations. On peut donc affirmer que le modèle de l’auteur n’a pas prévu l’accélération du réchauffement de la période 1975-1998 (sa courbe part au dessus en 1975 et finit en dessous en 1998). Son modèle ne semble pas non plus prédire l’accélération 1920-1945, pas plus que le refroidissement des années 1945-1975.

Fig_9_3_p99_CC_de Larminait_2014_ISTEFigure 2 : reproduction figure 9.3 p99 de changement climatique

Le plus fort c’est que pour « prédire » le plateau 1998-2012 (cf. sa figure 11.6 ci-dessus) il initialise son modèle à la valeur constatée en 2000 et non à la valeur prédite par ses modèles. Comme la forme de la courbe issue de son modèle correspond à un lissage des températures observées à partir de 1920 (peut-il en être autrement puisque selon lui la croissance exponentielle de la concentration en CO2 n’a que peu d’impact ?), la pente moyenne est forcément plus proche de celle du ralentissement 1998-2012 observé.

On commence à comprendre pourquoi « l’expert » – comme il est affirmé par l’éditeur en 4e de couverture – n’a pas publié les résultats de ses travaux dans une revue scientifique internationale avec comité de lecture. Un livre n’engage en effet que son auteur (et,  normalement, son éditeur). En outre, un article dans une revue scientifique sera lu par nombre de scientifiques du domaine, permettant ainsi la poursuite ou la critique des travaux. Dommage !

Avant d’analyser le contenu du livre, j’ai cherché à comprendre les motivations de P. de Larminat, reconnu par la communauté nationale des automaticiens pour sa compétence dans le domaine de la commande. Il a d’ailleurs écrit quelques ouvrages destinés à l’enseignement de cet aspect de l’automatique qui ont eu un certain succès. La publication de cet ouvrage de M. de Larminat, consacré à l’application d’une méthode d’identification appliqué à un processus aussi complexe que le climat et éloigné de ses domaines de prédilection, a dû surprendre nombre d’Universitaires le connaissant un tant soit peu.

En effet, un scientifique se limite généralement à écrire des livres, même si destinés au « grand public », sur des sujets dans lesquels il excelle. Je dois donc avouer, qu’en tant qu’automaticien de formation, je fus également surpris. Par conséquent avant de lire l’ouvrage j’ai tenté d’en savoir plus sur ce scientifique. La suite de cet article est donc d’abord consacré à l’homme, non pas à des fins de stériles attaques ad hominem, mais afin d’essayer de comprendre ses motivations et sa réelle compétence dans le domaine de l’identification et du climat.

Au sujet de l’auteur

Mes recherches m’ont permis de disposer des seules informations suivantes :

  • M. de Larminat, né en 1939, était âgé de 75 ans lorsqu’il a publié le livre. Il était a priori en retraite depuis quelques années. Je n’ai en tout cas pas trouvé ses coordonnées dans aucun annuaire d’établissement, y compris ceux dans lesquels il fût affecté ;
  • M. de Larminat met généreusement à disposition les codes sources de ses programmes ainsi que les jeux de données qu’il a utilisé et invite à les exploiter (ils sont ICI sur le site de l’éditeur). Aussi il est surprenant qu’il ne permette pas d’échanger avec lui au sujet de son travail, travail pourtant assez conséquent : je n’ai trouvé aucun blog ni aucune @dresse permettant d’entrer en contact avec lui. Si vous savez comment le joindre, n’hésitez pas à m’en informer via le formulaire de contact ou via un commentaire ci-dessous ;
  • Selon la 4e de couverture, M. de Larminat est « expert en modélisation des processus » alors qu’il n’est « auteur [que] de nombreuses publications et ouvrages en contrôle-commande ». Une recherche avec pour mots-clés « « Philippe De Larminat » identification » ne donne en effet que des résultats relatifs à ce livre. Or l’identification est un outil constituant un domaine de compétence spécifique à l’intérieur du domaine de la modélisation. Peut-on donc considérer De Larminat comme un « expert » dans ce domaine ? Pour les profanes, voir les distinctions entre « modélisation », « identification » et « contrôle » sur la page de l’éditeur de l’IJMIC (Journal International de la Modélisation, de l’Identification et du Contrôle) ;

Ayant lu le livre, j’aurais aimé l’interroger relativement à quelques précisions sur le fond et la forme de certains aspects de son livre. Et, en particulier, j’aurais aimé savoir pourquoi  il n’a pas soumis son travail sous forme d’article à une revue scientifique avec comité de lecture ? Il n’est en effet pas besoin d’être en activité pour soumettre un article. Surtout si l’on est un expert !

Au sujet du livre (forme)

Le livre est plutôt bien fait. Cependant, outre les remarques formulées dans le résumé :

  • On peut regretter que les illustrations, en noir et blanc et de tailles réduites, ne soient pas à la hauteur des enjeux du débat. En particulier celles illustrant les reconstitutions du climat et de l’activité solaire sur les deux derniers millénaires. Ces dernières sont en effet l’objet des principales controverses liées à leurs imperfections et incertitudes ;
  • On peut déplorer la présence du Chapitre 3 intitulé La guerre des graphes (p. 35) : l’auteur lui-même reconnaît en introduction de ce chapitre qu’« Un tel chapitre ne devrait pas se trouver dans un ouvrage scientifique. Il s’impose pourtant, vu le contexte polémique qui agite la question du réchauffement climatique ». D’autant plus regrettable que des extraits de courriels (piratés) entre des chercheurs y soient utilisés comme arguments ! Sur ces courriels : voir Incident des e-mails du Climatic Research Unit sur Wikipedia ;
  • On peut regretter que l’auteur n’ait pas pris la peine de confronter son modèle, établi pour le climat global (terre + océan), aux températures historiques (1850 à nos jours) de différentes régions. Le GIEC le propose pour les 7 continents (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Afrique, Asie, Australie, Antarctique) ainsi que pour neuf autres régions ou océans pour la période 1950 à nos jours (fig.9.1 p. 98 du livre ou sur le site du GIEC : fig 10-21 de l’AR5, 2013) ;
  • On peut regretter que l’auteur ne consacre qu’une partie très réduite à la validation de ses résultats : la seule simulation (sur les 16 possibles) qu’il propose et qui permettrait de confronter ses résultats à chacune des quatre courbes de températures (Moberg, Ljungqvist, Loehle, Jones-Mann) utilisées pour l’identification est celle de Ljungqvist.
    On peut voir la superposition de la courbe simulée par son modèle (en noir) avec la courbe de Lungqvist (en gris) sur l’image supérieure droite de la figure 7.2 (Free model simulation) qu’il présente à la section 7.2.1 (cf. figure 3 ci-dessous) :

Section_721_dont_Fig_7_6_p77_CC_de Larminait_2014_ISTEFigure 3 : copie de la figure 7.2 avec le commentaire (p.77)

Il n’est même pas précisé à laquelle des quatre reconstructions de l’activité solaire qu’il a réalisée elle correspond. Pourquoi n’avoir pas proposé les mêmes graphiques (une demi-page !) pour Loehle, Moberg et Jones-Mann ?

  • Il semble pertinent de comparer les qualité des simulations obtenues l’une à partir de son identification libre (pas de présupposé sur les valeurs des paramètres Sirr  et Sclim), l’autre à partir d’identification forcée (avec Sirr = 1,62 °C/W.m-2 ). Cependant, si le modèle qu’il propose n’est pas bon, il n’est pas étonnant que l’identification forcée, c’est à dire avec les valeurs de Sirr  et Sclim retenues par le GIEC appliquées au modèle de De Larminat ne donne pas de bons résultats ;
Au sujet des données qu’il a sélectionnées

Afin de tenter de vérifier la validité des modèles et/ou de les déterminer, les climatologues doivent utiliser des données sur le climat passé. Si leur modèle « colle » suffisamment aux données, on peut considérer que le modèle est valide. C’est à cette seule condition que l’on peut réaliser des projections valides pour l’avenir.

Parmi ces données il y a bien sûr les températures à la surface de la Terre (terres et océans). Mais aussi les données concernant les facteurs qui conditionnent ces températures. Parmi ces facteurs font partie indubitablement le soleil, les gaz à effet de serre et l’activité volcanique. L’auteur ne retiendra que des données concernant ces trois seuls facteurs.

  • Données concernant les températures

Concernant le passé récent (depuis 1850), on dispose de températures réelles – mesurées avec des thermomètres – à de multiples endroit de la Terre. Même si elles sont, comme toute mesure, entachées d’imprécisions, elles ne font pas l’objet de débats.

En revanche, avant cette période, appelée période paléoclimatique, on tente de reconstituer les températures à partir de proxys. Les proxys sont des événements géologiques, botaniques, zoologiques, anthropiques, océaniques, . . . qui dépendent de la température. Ils permettent donc d’estimer, avec plus ou moins de précision, de manière plus ou moins localisée, la température qu’il faisait au moment où ces événements se sont produits et là où ils se sont produits.

De nombreuses tentatives sont effectuées par des chercheurs à travers le monde pour trouver de nouveaux proxys et/ou pour améliorer leurs liens avec les températures. Ainsi, dans le dernier rapport du GIEC (fig 5.7, chap.5, AR5, 2013), on peut voir quinze reconstructions de la température de l’hémisphère Nord pour les deux derniers millénaires. Nous ne reproduisons ci-dessous que cette partie (a) de la figure 5.7.  Les deux autres concernent respectivement l’hémisphère Sud (b) et la Terre entière (c).

Fig5-07-a_NH_AR5_IPCC_1024Figure 1 : les 15 paléotempératures de l’hémisphère nord telles que présentées dans le 5e rapport du GIEC.
(Cliquez ICI pour visualiser la figure complète directement à partir du site du GIEC).

Comme on peut le constater l’écart de températures entre deux courbes peut atteindre jusqu’à 1,5°C sur toute la période paléoclimatique, beaucoup moins sur la période historique. C’est beaucoup et il va de soit que l’on peut trouver autant de modèles climatiques qu’il y a de courbes de température.

P. de Larminat a sélectionné trois d’entre-elles (Mo05wave, Lj10cps, LM08ave) auxquelles il a rajouté celle de Jones & Mann de 2004 car proche de « la crosse de Hockey » de Mann de 1999, cette dernière ne figurant plus dans les rapports du GIEC car trop contestée. De Larminat justifie ce choix ainsi : « malgré son absence au catalogue de l’AR5, nous conservons néanmoins celle de Jones et Mann, pour sa proximité avec la courbe en crosse de hockey [MAN99] que nous aurions retenue pour son intérêt « historique » si elle n’avait pas été restreinte au second millénaire. ».  On peut se demander pourquoi, parmi les trois courbes de Mann concernant l’hémisphère nord présentes dans ce rapport du GIEC, il n’a pas conservé celle qui démarre à l’an 200 (Ma08cpsl, tracé fin continu en rouge).

L’auteur justifie ainsi son choix (p.23) : « Quoi qu’il en soit, cela a été notre choix, dicté un peu par le hasard et les circonstances, et nous pensons qu’il est assez représentatif de la variété des reconstructions disponibles. ». Peut-être, peut-être pas car il faudrait définir des critères de « représentativité ».

Comme l’indique l’auteur (p.24) : « Certaines de ces reconstructions sont censées être globales, d’autres sont limitées aux continents, ou à l’hémisphère Nord. Nous les raccorderons néanmoins sans distinction à une même température globale (HadCRUT4), les incertitudes engendrées par les proxys étant apparemment bien supérieures aux différences qu’on peut relever sur la période historique, entre continent et océans, ou entre les hémisphères nord et sud ». HadCRUT4 est la température historique globale depuis 1850, c’est à dire celle que l’on peut considérer comme objective et en tout cas non contestée par l’auteur.

Est-il légitime de réaliser ce raccordement ? Peut-être, peut-être pas !

Nous reproduisons ci-dessous sa sélection après la procédure de raccordement.

Fig_2_3_p23_CC_de Larminait_2014_ISTEFigure 2 : figure 2.3 p.23 du livre Changement climatique de P. de Larminat, 2014

Par comparaison avec les courbes de l’AR5 du GIEC (cf. fig. 3 ci-dessous), on peut constater que le raccordement réhausse de +0,18 °C la courbe de Ljungvist et de +0,15°C celle de Moberg. Justifié ou pas, ce raccordement induit la réduction du réchauffement postérieur à 1850 et, par conséquent, l’impact des émissions anthropiques commencées à peu près à la même date.

Effet_raccordement_HadCRUT4

Figure 2 : Mise en évidence du réhaussement des paléotempératures sélectionnées par De Larminat suite au raccordement aux températures historiques (1850 à nos jours) de HadCRUT4.

  • Données concernant l’irradiance solaire :

Comme pour les données de températures, l’auteur sélectionne également quatre jeux de données censés représenter l’irradiance totale du soleil, deux sur deux millénaires, deux limités aux cinq derniers siècles. Il semble cependant ici que ce soit l’auteur qui ait recomposé lui-même ces signaux sur ces périodes puisqu’il écrit (2.4.5. Une sélection, p. 31) : « La corrélation de toutes ces manifestations d’activité solaire (Total solar Irradiance, taches, champ magnétique, marqueurs cosmogéniques) justifie leur fusion dans des signaux d’un seul tenant. ». La suite du texte explique en effet les traitements dont il semble être l’auteur. On peut légitimement s’interroger sur la validité de telles reconstructions puisque aucun spécialiste du soleil ne semble s’y être risqué. L’auteur cite pourtant cinq reconstructions quadricentenaires (fig. 2.9 p.29 et fig. 2.10 p.30) et deux reconstructions bimillénaires (fig. 2.11 p.31) : la quadricentenaire de la fig. 2.10 dont il justifie la non-sélection par un énigmatique « dont nous n’avons pas récupéré les données », et les deux reconstructions bimillénaires réalisées « à base de marqueurs isotopiques »qu’il ne sélectionne pas au motif que « Malheureusement, elles ne sont pas raccordées aux mesures satellitaires, ce qui les rend pour nous inexploitables »;

  • Données concernant l’activité volcanique : rien à signaler ;
  • Données concernant la concentration des gaz à effet de serre : rien à signaler ;

Au vu de ces sélections de données d’entrées et de sorties de sa « boite noire », j’aurais aimé soumettre à l’auteur  la question suivante : pourquoi n’a-t-il pas appliqué sa méthode à toutes les reconstructions disponibles de températures (cf. ci-dessus fig. 5.7) ? S’agissant juste d’un jeu de données à mettre en entrée de sa « boite noire » (cf. infra Au sujet de la méthode d’identification) et que, comme l’affirme plus loin l’auteur, sa méthode ne nécessitant pas de gros et longs calculs, il eut été facile de les réaliser. Sa seule explication réside en cette phrase (p.23) : « Nous nous sommes arrêtés [à quatre reconstructions de températures], pour ne pas faire exploser le nombre de combinaisons avec les reconstructions d’activité solaire ». Le nombre de combinaisons est donc de seize (quatre jeux de températures x quatre jeux d’irradiance).

Les climatologues ne se fondent pas sur ces observations pour déterminer les poids des différents facteurs qui régissent le climat. Ils ne s’en servent que pour vérifier si leurs modèles, – 24 en tout réalisés par trois grands organismes de climatologie – sont réalistes. Chaque modèle intègre les connaissances des différents processus qui régissent le climat. C’est ce que l’on appelle la modélisation.

À l’inverse, l’auteur a déterminé les poids de ces facteurs à partir d’une méthode d’identification : à partir des observations d’entrées (activités solaire et volcanique, concentration atmosphérique des gaz à effet de serre, . . .), il établit les relations qui les lient à des observations de sortie caractérisant le climat (températures, . . .). C’est cette méthode d’identification que nous allons tenter maintenant examiner. Cependant, quoi qu’automaticien, je n’y connais pas grand chose au méthodes d’identification. Je laisse maintenant la parole à mes collègues « expert » de l’identification, ou en tout cas ceux qui s’esstiment aptes à juger si certaines erreurs ont été commises par M. de Larminat (hypothèses, méthodologie, interprétations, . . . ) .

Au sujet de la méthode d’identification : à venir après consultation de spécialistes de l’identification !

En attendant cet article très détaillé de Stéphane Foucart : Hoax climatique #2 : « Le réchauffement, c’est à cause du Soleil ! »,  15 Oct. 2015.

 Mots-clés : analyse critique, avis, compte_rendu de lecture, automatique.

Une réflexion sur “ Changement climatique de Philippe de Larminat : espert ou excroc ? ”

  1. Bonjour,
    Philippe est le frère de Stanislas de Larminat.
    Il a réussi à se faire publier tout récemment par Elsevier :
    http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1367578816300931
    tout cela est relayé par toute la sphère catho comme étant une remise en cause du « dogme réchauffiste » :
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/11/une-%C3%A9tude-scientifique-attribue-lessentiel-du-r%C3%A9chauffement-au-soleil.html ,
    http://www.riposte-catholique.fr/en-une/climat-debat-contradictoire-a-maison-eveques-de-france
    la newsletter des éditions Terramare …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *