Archives pour la catégorie Liberte des medias

LA TÉLÉ EN TOUS LIEUX ET À TOUTE HEURE

La Télé et les écrans en géné­ral : des faits , rien que des faits !

Extraits du livre TV lobo­to­mie
CHAPITRE I
LA TÉLÉ EN TOUS LIEUX ET À TOUTE HEURE

« La télé­vi­sion n’exige du spec­ta­teur qu’un acte de courage – mais il est
surhu­main -, c’est de l’éteindre. »
, Pascal Bruck­ner, philo­sophe [161].

« La déci­sion impor­tante consiste à savoir si l’on a une télé­vi­sion ou pas,
si l’on expose les enfants à presque tout ce que la télé­vi­sion offre, ou à rien du tout. »,
Qoshua Meyro­witz, profes­seur de commu­ni­ca­tion à l’uni­ver­sité du New Hamp­shire [162]

« Alors que jusqu’à main­te­nant, la télé­vi­sion enchaî­nait son spec­ta­teur [… ]. elle l’ac­com­pa­gnera demain partout où il ira », François Lost, spécia­liste des médias, profes­seur à l’Uni­ver­sité de Paris 3-Sorbonne [60]

Cet article est à relier à mon article chapeau TV LOBOTOMIE qui présente le livre éponyme de Pascal Desmur­get. Le chapitre II, « LA TÉLÉ ÉTOUFFE L’INTELLIGENCE « , est résumé dans cet autre article.

Conti­nuer la lecture

Ce sont les musul­mans, les juifs, ou les deux qui amènent la merde en France ?

   D’où vient le problème de l’at­teinte à la laïcité, sinon des juifs ? On le dit, ça ? Eh bien moi, je le dis ! Je rêve ou quoi ? C’est ça notre problème actuel­le­ment, ce sont les juifs qui mettent en cause la laïcité ! Ce sont les juifs qui amènent la merde en France aujourd’­hui !

Avoue que, si tu me connais un tant soit peu, tu te dis : il déconne ou quoi ?

Conti­nuer la lecture

Char­lie à tout prix ? par Frédé­ric Lordon, 13 janvier 2015

Article repris du blog de Frédé­ric Lordon sur le site du Monde Diplo­ma­tique et publié ici pour d’éven­tuels commen­taires et débat.
Que vous ayez été Char­lie ou non, si vous êtes un défen­seur de la liberté d’ex­pres­sion, alors je vous invite à vous détour­ner des médias du complexe mili­ta­roin­dus­triel (Bouygues, Lagar­dère, Dassault, Bolloré, Roth­schild, ….) et de soute­nir des médias indé­pen­dants tel Le monde Diplo­ma­tique.
Bonne lecture et au plai­sir d’échan­ger via les commen­taires
Chris­tophe

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Ce texte est tiré d’une inter­ven­tion à la soirée « La dissi­dence, pas le silence ! », orga­ni­sée par le jour­nal Fakir à la Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015.
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Char­lie à tout prix ? par Frédé­ric Lordon.

Lorsque le pouvoir de trans­fi­gu­ra­tion de la mort, ce rituel social qui commande l’éloge des dispa­rus, se joint à la puis­sance d’une émotion commune à l’échelle de la société tout entière, il est à craindre que ce soit la clarté des idées qui passe un mauvais moment. Il faut sans doute en prendre son parti, car il y a un temps social pour chaque chose, et chaque chose a son heure sociale sous le ciel : un temps pour se recueillir, un temps pour tout dire à nouveau.

Mais qu’on se doive d’abord à la mémoire de ceux qui sont morts n’im­plique pas, même au plus fort du trau­ma­tisme, que toute parole nous soit inter­dite. Et notam­ment pour tenter de mettre quelque clari­fi­ca­tion dans l’inex­tri­cable confu­sion intel­lec­tuelle et poli­tique qu’un événe­ment si extrême ne pouvait manquer, en soi, de produire, à plus forte raison sous la direc­tion éclai­rée de médias qui ne loupe­ront pas une occa­sion de se refaire la cerise sur le dos de la « liberté d’ex­pres­sion », et de poli­tiques experts en l’art de la récu­pé­ra­tion.

Disons tout de suite que l’es­sen­tiel de cette confu­sion se sera concen­tré en une seule phrase, « Je suis Char­lie », qui semble avoir tout d’une limpide évidence, quand tant d’im­pli­cites à problème s’y trouvent repliés.

« Je suis Char­lie ». Que peut bien vouloir dire une phrase pareille, même si elle est en appa­rence d’une parfaite simpli­cité ? On appelle méto­ny­mie la figure de rhéto­rique qui consiste à donner une chose pour une autre, avec laquelle elle est dans un certain rapport : l’ef­fet pour la cause, le contenu pour le conte­nant, ou la partie pour le tout. Dans « Je suis Char­lie », le problème du mot « Char­lie » vient du fait qu’il renvoie à une multi­tude de choses diffé­rentes, mais liées entre elles sous un rapport de méto­ny­mie. Or ces choses diffé­rentes appellent de notre part des devoirs diffé­rents, là où, préci­sé­ment, leurs rapports de méto­ny­mie tendent à les confondre et à tout plon­ger dans l’in­dis­tinc­tion.

Char­lie, ce sont d’abord des personnes humaines, privées – par bonheur, on s’est aperçu rapi­de­ment que dire simple­ment « Char­lie » pour les rassem­bler faisait bon marché de deux poli­ciers, un agent de main­te­nance, un malheu­reux visi­teur de ce jour là, et puis aussi de cinq autres personnes, dont quatre juives, tuées les deux jours d’après. Sauf à avoir rompu avec toute huma­nité en soi, on ne pouvait qu’être frappé de stupeur et d’ef­froi à la nouvelle de ces assas­si­nats.

Mais l’émo­tion n’a été si consi­dé­rable que parce qu’il était percep­tible à tous que ce qui venait d’être attaqué excé­dait évidem­ment les personnes privées. Et voici donc le deuxième sens possible de « Char­lie » : Char­lie comme méto­ny­mie des prin­cipes de liberté d’ex­pres­sion, des droits à expri­mer sans craindre pour sa sécu­rité, tels qu’ils sont au cœur de notre forme de vie.

On pouvait donc sans doute se sentir Char­lie pour l’hom­mage aux personnes tuées – à la condi­tion toute­fois de se souve­nir que, des personnes tuées, il y en a régu­liè­re­ment, Zied et Bouna il y a quelque temps, Rémi Fraisse il y a peu, et que la compas­sion publique se distri­bue parfois d’une manière étrange, je veux dire étran­ge­ment inégale.

On pouvait aussi se sentir Char­lie au nom de l’idée géné­rale, sinon d’une certaine manière de vivre en société, du moins d’y orga­ni­ser la parole, c’est-à-dire au nom du désir de ne pas s’en lais­ser conter par les agres­sions qui entre­prennent de la nier radi­ca­le­ment. Et l’on pouvait trou­ver qu’une commu­nauté, qui sait retour­ner ainsi à l’un de ses déno­mi­na­teurs communs les plus puis­sants, fait une démons­tra­tion de sa vita­lité.

Mais les choses deviennent moins simples quand « Char­lie » désigne – et c’est bien sûr cette lecture immé­diate qui avait tout chance d’im­po­ser sa force d’évi­dence – quand « Char­lie », donc, désigne non plus des personnes privées, ni des prin­cipes géné­raux, mais des personnes publiques rassem­blées dans un jour­nal. On peut sans la moindre contra­dic­tion avoir été acca­blé par la tragé­die humaine et n’avoir pas varié quant à l’avis que ce jour­nal nous inspi­rait – pour ma part il était un objet de violent désac­cord poli­tique. Si, comme il était assez logique de l’en­tendre, « Je suis Char­lie » était une injonc­tion à s’as­si­mi­ler au jour­nal Char­lie, cette injonc­tion-là m’était impos­sible. Je ne suis pas Char­lie, et je ne pouvais pas l’être, à aucun moment.

Je le pouvais d’au­tant moins que cette formule a aussi fonc­tionné comme une somma­tion. Et nous avons en quelques heures basculé dans un régime de comman­de­ment insé­pa­ra­ble­ment émotion­nel et poli­tique. Dès ses premiers moments, la diffu­sion comme traî­née de poudre du « Je suis Char­lie » a fait irré­sis­ti­ble­ment penser au « Nous sommes tous améri­cains » du jour­nal Le Monde du 12 septembre 2001. Il n’a pas fallu une demi-jour­née pour que cette rémi­nis­cence se confirme, et c’est Libé­ra­tion qui s’est chargé de faire passer le mot d’ordre à la première personne du pluriel : « Nous sommes tous Char­lie » — bien­ve­nue dans le monde de l’una­ni­mité décré­tée, et malheur aux réfrac­taires. Et puis surtout célé­brons la liberté de penser sous l’écra­se­ment de tout dissen­sus, en mélan­geant subrep­ti­ce­ment l’émo­tion de la tragé­die et l’adhé­sion poli­tique impli­cite à une ligne édito­riale. Ceci d’ailleurs au point de faire à la presse anglo-saxonne le procès de se montrer hypo­crite et insuf­fi­sam­ment soli­daire (obéis­sante) quand elle refuse de repu­blier les cari­ca­tures. Il fallait donc traver­ser au moins une mer pour avoir quelque chance de retrou­ver des têtes froides, et entendre cet argu­ment norma­le­ment élémen­taire que défendre la liberté d’ex­pres­sion n’im­plique pas d’en­dos­ser les expres­sions de ceux dont on défend la liberté.

Mais cette unani­mité sous injonc­tion était surtout bien faite pour que s’y engouffrent toutes sortes de récu­pé­ra­teurs. Les médias d’abord, dont on pouvait être sûr que, dans un réflexe oppor­tu­niste somme toute très semblable à celui des pouvoirs poli­tiques dont ils partagent le discré­dit, ils ne manque­raient pas pareille occa­sion de s’en­ve­lop­per dans la « liberté de la presse », cet asile de leur turpi­tude. A l’image par exemple de Libé­ra­tion, qui orga­nise avec une publi­cité aussi osten­ta­toire que possible l’hé­ber­ge­ment de Char­lie Hebdo. Libé­ra­tion, ce rafiot, vendu à tous les pouvoirs tempo­rels, auto-insti­tué dernière demeure de la liberté d’ex­pres­sion ! — peut-être en tous les sens du terme d’ailleurs. Et combien de la même farine derrière Libé pour faire de la suren­chère dans le Char­lisme ?

« Si cet homme qui, dit-on, riait de tout reve­nait en ce siècle, il mour­rait de rire assu­ré­ment », écrit Spinoza dans une de ses lettres. Et c’est vrai qu’il y a de quoi rire long­temps à voir ainsi les organes de la soumis­sion à l’ordre social enton­ner avec autant de sincé­rité l’air de l’an­ti­con­for­misme et de la subver­sion radi­cale. Rire long­temps… enfin pas trop quand même, car il faudra bien songer un jour à sortir de cette impos­ture.

Ce sera sans l’aide du pouvoir poli­tique, qui n’a jamais inté­rêt au dessille­ment, et à qui l’union natio­nale a toujours été la plus fidèle des ressources. Union natio­nale, et même inter­na­tio­nale en l’oc­cur­rence, dont une version cara­bi­née nous aura été admi­nis­trée. Fallait-il qu’elle soit incoer­cible la pulsion récu­pé­ra­trice de François Hollande de se faire reluire à la tête de Paris « capi­tale du monde » pour convier, de proche en proche, jusqu’à Orban, Poro­chenko, et puis Neta­nyahu, Lieber­man, etc. de hautes figures morales, connues pour se parta­ger entre défen­seurs de la liberté de la presse et amis du dialogue inter­con­fes­sion­nel [1].

Par bonheur, il s’est déjà trouvé suffi­sam­ment de voix pour s’inquié­ter des usages, ou plutôt des mésusages, que ce pouvoir ne manquera pas de faire d’une mobi­li­sa­tion de masse qu’il s’em­pres­sera de consi­dé­rer comme un mandat.

Espé­rons qu’il s’en trou­vera égale­ment pour recom­man­der à quelques édito­ria­listes un court séjour en cellule de dégri­se­ment, et pour leur appor­ter le café salé. Dans la concur­rence pour être à la hauteur de l’His­toire, et même – pente aussi fatale que grotesque de l’in­for­ma­tion en continu – pour être les premiers à « annon­cer » l’His­toire, il était logique que tous criassent à l’His­toire et à l’His­to­rique à propos de la mani­fes­ta­tion d’hier. S’il est permis d’en rire, on dira que, histo­rique, elle l’a sans doute été sous quelque rapport, au moins pour être la première du genre où le comp­tage de la police avait une chance d’être supé­rieur à celui des orga­ni­sa­teurs. On ne sache pas cepen­dant qu’il soit resté grand-chose des mani­fes­ta­tions monstres de Carpen­tras et du 1er mai 2002, effu­sions collec­tives qui avaient déjà hysté­risé le commen­ta­riat, mais dont on doit bien recon­naître que la produc­ti­vité poli­tique aura été rigou­reu­se­ment nulle.

On aime­rait beau­coup qu’il en aille autre­ment cette fois-ci, mais on ne peut pas s’em­pê­cher de poser en toute géné­ra­lité la ques­tion de savoir s’il n’y a pas un effet de substi­tu­tion entre le degré de l’una­ni­mité et sa teneur poli­tique possible. Par construc­tion, arasant toute la conflic­tua­lité qui est la matière même de la poli­tique, la masse unie est tendan­ciel­le­ment a-poli­tique. Ou alors, c’est que c’est la Révo­lu­tion – mais il n’est pas certain que nous soyons dans ce cas de figu­re…

Il y aurait enfin matière à ques­tion­ner la réalité de l’« union natio­nale » qu’on célèbre en tous sens. Tout porte à croire que le cortège pari­sien, si immense qu’il ait été, s’est montré d’une remarquable homo­gé­néité socio­lo­gique : blanc, urbain, éduqué. C’est que le nombre brut n’est pas en soi un indi­ca­teur de repré­sen­ta­ti­vité : il suffit que soit excep­tion­nel­le­ment élevé le taux de mobi­li­sa­tion d’un certain sous-ensemble de la popu­la­tion pour produire un résul­tat pareil.

Alors « union natio­nale » ? « Peuple en marche » ? « France debout » ? Il s’agi­rait peut-être d’y regar­der à deux fois, et notam­ment pour savoir si cette manière de clamer la réso­lu­tion du problème par la levée en masse n’est pas une manière spécia­le­ment insi­dieuse de recon­duire le problème, ou d’en faire la déné­ga­tion. A l’image des domi­nants, toujours portés à prendre leur parti­cu­la­rité pour de l’uni­ver­sel, et à croire que leur être au monde social épuise tout ce qu’il y a à dire sur le monde social, il se pour­rait que les cortèges d’hier aient surtout vu la bour­geoi­sie éduquée contem­pler ses propres puis­sances et s’aban­don­ner au ravis­se­ment d’elle-même. Il n’est pas certain cepen­dant que ceci fasse un « pays », ou même un « peuple », comme nous pour­rions avoir bien­tôt l’oc­ca­sion de nous en ressou­ve­nir.

Il y a une façon aveu­glée de s’ex­ta­sier de l’his­toire imagi­naire qui est le plus sûr moyen de lais­ser échap­per l’his­toire réelle — celle qui s’ac­com­plit hors de toute fantas­ma­go­rie, et le plus souvent dans notre dos. Or, l’his­toire réelle qui s’an­nonce a vrai­ment une sale gueule. Si nous voulons avoir quelque chance de nous la réap­pro­prier, passé le temps du deuil, il faudra songer à sortir de l’hé­bé­tude et à refaire de la poli­tique. Mais pour de bon.

Notes

[1] Lire Alain Gresh, « D’étranges défen­seurs de la liberté de la presse à la mani­fes­ta­tion pour “Char­lie Hebdo” », Nouvelles d’Orient, 12 janvier 2015.

Conti­nuer la lecture

Résul­tats PISA 2012 et influence de la télé­vi­sion

Quelle influence de l’usage de la télé­vi­sion sur les résul­tats du programme PISA ?

  En complé­ment de mon article sur le livre TV lobo­to­mie, j’ai souhaité regar­der si il exis­tait une corré­la­tion entre les résul­tats au PISA 2012 et l’usage de la télé­vi­sion dans le monde.

   Avant de pour­suivre, il faut admettre la fiabi­lité de ces scores PISA. Je me permets de soule­ver de nombreuses réserves et inter­ro­ga­tions, en parti­cu­lier vis-à-vis du clas­se­ment : les écarts de résul­tats entre le premier et le dernier sont-ils « drama­tiques ». Le clas­se­ment de la France est-il signi­fi­ca­tif d’une grande faiblesse ou d’une moindre force ? . . . Dans l’ar­ticle Que penser du clas­se­ment PISA ?, je détaille un peu plus.

   Mais bon, comme disait Bigard, « admet­tons » que ces scores soient fiables et les écarts entre-eux signi­fi­ca­tifs !

   Pour chaque pays, le pour­cen­tage d’en­fants âgés de 11 à 15 ans passant plus de deux heures par jour devant la télé­vi­sion ont été mis en regard des scores PISA 2012.

   Le résul­tat est illus­tré par les trois graphiques ci-dessous, corres­pon­dant respec­ti­ve­ment aux trois compé­tences faisant l’objet du clas­se­ment PISA, à savoir : Science, Lecture et Mathé­ma­tique.

  La rela­tion n’a pu être établie que pour 29 pays, faute de données concer­nant le temps passé devant la télé­vi­sion pour nombre de pays.

Relation_entre_scores_PISA_-_TV_time_29_countries_dont_Fran.jpgLecture : la Bulga­rie (en bas à droite) où 63% des enfants de 11 à 15 ans passe plus de deux heures par jour devant la télé­vi­sion, obtient le moins bon score PISA pour les Maths.

    Ci-dessous, même chose pour les maths et les sciences

Relation_entre_score_PISA_math_-_TV_time_29_countries_dont_.jpg

Relation_entre_score_PISA_science_-_TV_time_29_countries_do.jpg

     Les coef­fi­cients de déter­mi­na­tion (R2 = 0,27; 0,27; 0,16) ne sont pas très signi­fi­ca­tifs. Cepen­dant l’im­pact de la télé­vi­sion ne peut être rejeté. Il faudrait réali­ser une étude plus appro­fon­die isolant ce para­mètre. On peut en effet imagi­ner que les pays où l’on regarde le plus la télé sont aussi celles où l’en­vi­ron­ne­ment fami­lial est moins favo­rable à la réus­site scolaire par exemple. Limi­ter l’usage de la télé n’y chan­ge­rait donc peut-être rien. Peut-être !

   L’ar­ticle Trends in Chil­dren’s Reading Lite­racy Achie­ve­ment 1991–2001 (PIRLS, ) fait état de l’évo­lu­tion des capa­ci­tés de lecture en fonc­tion de l’évo­lu­tion de l’usage de la télé­vi­sion. Il mentionne : « Yet, studies in a number of coun­tries have found that students’ reading acti­vity out of school is decli­ning – in line with the rise of tele­vi­sions, videos, and compu­ters. » (Chap3 : Reading habits, p.38, réfé­rence : Age and gender diffe­rences in chil­dren’s self- and task percep­tions during elemen­tary school. Child Deve­lop­ment).

   Notes sur les données :

     Les données concer­nant l’usage des écrans sont issues d’un article scien­ti­fique visant à établir la rela­tion entre temps passé devant les écrans et la pratique d’ac­ti­vi­tés physiques. Les deuxièmes sont issues direc­te­ment de la base de données PISA de l’OCDE.

   Liens sur les données :

Concer­nant le autres écrans, les coef­fi­cients de déter­mi­na­tion sont beau­coup plus faibles, et donc très peu sigi­ni­fi­ca­tifs. Notons toute­fois qu’au vu des corré­la­tions calcu­lées, les jeux vidéos semblent avoir un effet néga­tif, tandis que l’or­di­na­teur semble avoir un effet posi­tif.

 ICI : 6 graphiques à venir ou sur demande

TV LOBOTOMIE

TV lobo­to­mie

les terribles impacts de la télé­vi­sion

sur la cogni­tion, la santé, la socia­bi­lité et la violence,

des adultes et surtout des enfants

  TV Lobo­to­mie est le titre de l’ou­vrage de Michel Desmur­get, cher­cheur français spécia­lisé en neuros­ciences cogni­tives.

   Informé par mon neveu, docteur en psycho­lo­gie cogni­tive et doté d’une parti­cu­lière rigueur scien­ti­fique, j’ai visionné la confé­rence donnée par M. Desmur­get sur le thème de son livre TV Lobo­to­mie. Avant de rédi­ger ce billet, je me suis enquis de regar­der de plus près qui était ce cher­cheur, quelles études scien­ti­fiques il citait, qu’en disaient ses détrac­teurs, . . . Enfin, bref, quelle crédi­bi­lité pouvait-on lui accor­der. N’ayant trouvé aucune faille à sa crédi­bi­lité, je vous fais part de l’in­for­ma­tion qui me semble la plus impor­tante quant aux impacts MESURÉS de la télé­vi­sion sur la cogni­tion, la santé, la socia­bi­lité et la violence, des adultes mais surtout des enfants, êtres en déve­lop­pe­ment par défi­ni­tion.

   Cette infor­ma­tion, impor­tante car aux consé­quences IR-RÉ-VER-SI-BLES, concerne l’im­pact de la télé­vi­sion – et plus large­ment des « écrans » – sur la réus­site scolaire de nos chères têtes blondes. Comme l’ou­vrage et la confé­rence relatent moult études scien­ti­fiques et données chif­frées, je ne vous propose que les deux les plus « parlantes ». Vous pour­rez appro­fon­dir en regar­dant la confé­rence et/ou en lisant le livre. Even­tuel­le­ment, cet inter­view sur France-Info (13′) permet de se faire une idée.

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Remarque impor­tante : quand il est écrit «  c’est l’ef­fet de la télé « , c’est parce que «  c’est l’ef­fet de la télé «  Autre­ment dit ce facteur a été isolé parmi les nombreux para­mètres pouvant jouer un rôle et EN PARTICULIER les facteurs socioé­co­no­miques. C’est la base de tout article scien­ti­fique.

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Première illus­tra­tion

   Elle concerne l’évo­lu­tion des résul­tats des bache­liers étasu­niens à un test d’en­trée à l’Uni­ver­sité portant sur les apti­tudes au langage (SAT-Verbal). Sur le graphe ci-dessous cette évolu­tion (courbe bleue et échelle de droite) est mise en regard du taux de péné­tra­tion des télé­vi­seurs dans les foyers étasu­niens (courbe orange et échelle de gauche).

TV_Lobotomie_SAT_vs_TV_p91.jpg

    Ques­tion légi­time : comment être certain que la télé est la prin­ci­pale respon­sable ?

   Réponse courte : selon vous, quel autre événe­ment pour­rait être survenu afin d’avoir une influence évoluant de manière aussi proche ? Selon l’au­teur, AU-CUN !

   Réponse longue : lire le livre et l’étude à laquelle il y est fait réfé­rence !

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Deuxième illus­tra­tion : le test du bonhomme

   Pour cette étude, 2.000 élèves de 5–6 ans furent soumis à une version rema­niée de « l’épreuve du bonhomme ». Est-il besoin de commen­ter ?

TV_Lobotomie_Test_du_bonhomme_p136.jpg

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   Pour finir, tout de même UN chiffre se passant de tout commen­taire :

TV_Lobotomie_effets-cumulatifs_27e_min_Conf-copie-1.jpg

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   Main­te­nant, si cela vous inter­pelle et que vous tenez à la réus­site scolaire de vos enfants, passez à la vidéo (c’est ici ou ci-dessous) ou mieux au livre (c’est ici en télé­char­ge­ment ou là pour l’ache­ter).
  Pour la partie consa­crée à l’im­pact sur la cogni­tion des enfants, démar­rez à 18’06 » en cliquant ICI et tenez 32 mn ! Vous pouvez égale­ment consul­ter l’en­semble des données avérées (réfé­rences incluses), sur cet article :
CHAPITRE II : LA TÉLÉ ÉTOUFFE L’INTELLIGENCE

 

   Vous pouvez égale­ment consul­ter, accom­pa­gnées de leurs réfé­rences scien­ti­fiques,  la liste des données les plus marquantes concer­nant l’usage de la télé­vi­sion : CHAPITRE I : LA TÉLÉ EN TOUS LIEUX ET À TOUTE HEURE 

   Note : eu égard à la paru­tion du clas­se­ment PISA 2012, j’ai égale­ment réalisé une étude sommaire sur les rela­tions entre les résul­tats du PISA 2012 et l’in­fluence de la télé­vi­sion.

   Quelques infor­ma­tions qui m’ont conduit à accor­der toute ma crédi­bi­lité à l’au­teur de TV lobo­to­mie :

Deux résu­més du livre par des parti­cu­liers :

  Et main­te­nant, n’hé­si­tez pas à commen­ter ci-dessous. Surtout si vous êtes scep­tique !

Les présu­més écono­mistes univer­si­taires !

      Jean Gadrey, profes­seur émérite d’éco­no­mie de l’Uni­ver­sité Lille1, juge leurs liai­sons dange­reuses.
Laurent Mauduit
, jour­na­liste à Média­part, les appelle les impos­teurs de l’éco­no­mie.
    Gilles Balbastre
, réali­sa­teur, les appelle Les nouveaux chiens de garde (dispo en DVD mais aussi visible ICI).
     Daniel Mermet, jour­na­liste à France-Inter, les appelle Les écono­mistes de garde.
En fait, ils sont nos sauveurs !

    On convien­dra qu’au­cun des candi­dats à la Prési­dence française 2012 n’est satis­fai­sant. C’est pourquoi je fais appel à vous pour soute­nir la candi­da­ture de Marc Ladreit de Lachar­rière.
    Vous savez sûre­ment que Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papa­dé­mos, respec­ti­ve­ment Président de la BCE, Président du Conseil italien et Premier Ministre grec, sont tous trois d’an­ciens de la banque Gold­man Sachs. Rien de plus normal puisque, outre-atlan­tique, M. Paul­son, secré­taire aux Finances US de 2006 à 2009, diri­geait anté­rieu­re­ment Gold­man Sachs et qu’en 2008, à la diffé­rence de Lehman brothers, Gold­man Sachs avait était jugée par ce M. Paul­son too big to fail et il l’avait donc sauvée. Un hasard !

Mais quel rapport avec M. Ladreit de Lachar­rière ?

      Bon, avec un nom pareil, nous trou­ve­rions surpre­nant qu’il s’agisse d’un ouvrier licen­cié d’Arce­lorMit­tal ou de Conti. En effet : M. Ladreit De Lachar­rière est Président de l’agence de nota­tion FitchRi­ting, admi­nis­tra­teur du groupe Casino, de l’Oréal, de Renault, membre du Conseil consul­ta­tif de la Banque de France, . . . . Il est entré en 2007 dans le cercle des milliar­daires en Euros. Reste juste à s’as­su­rer qu’il avait bien une Rolex à 50 ans ! Sinon il semble avoir toutes les quali­tés pour être notre Président, n’est-ce pas ?

      D’ailleurs François Baroin, Ministre de l’Éco­no­mie du gouver­ne­ment Fillon/Sarkozy, ne s’y trom­pait pas puisque mi-décembre il a remis, en les locaux du Minis­tère, le Prix du livre de l’éco­no­mie dont notre M. Ladreit de Lachar­rière en est le Président du jury ! Ce prix est une initia­tive du think tank le Cercle des écono­mistes, lequel compte, parmi ses 30 membres, nombre de repré­sen­tants de banques et insti­tu­tions finan­cières.

      Et, heureux hasard, les trois nomi­nés étaient Alain Minc, Jean-Marie Messier et le très média­tique Daniel Cohen, lauréat. Autre­ment dit trois écono­mistes chantres de la promo­tion de la « main invi­sible des marchés ». Inutile de dire qu’au­cun de ces nomi­nés, contrai­re­ment à Frédé­ric Lordon et Jean Gadrey entre autres écono­mistes atter­rés, ne propose la mise en place d’un pôle public bancaire. Il faut dire que le lauréat, D. Cohen donc, est infi­ni­ment plus « talen­tueux » que ces deux derniers. La preuve ? En 2011, il a eu droit à 52 passages dans Le Monde tandis que les seconds n’en ont eu droit qu’à 2 ! Démons­tra­tion de leur incom­men­su­rable compé­tence en 2’52 » (extrait du film Les nouveaux chiens de garde) :

Alain Minc et Hervé De Bois­sieu, deux écono­mistes multi­cartes se plantent lamen­ta­ble­ment !

      Pour info, Daniel Cohen et Alain Minc sont membres du Conseil de surveillance de ce même jour­nal. Ce dernier en fût même le président jusqu’en 2008. Pure coïn­ci­dence ! Circu­lez, y a rien à voir ! En 2015, dans ce jour­nal, rien n’a changé : Europe : quels écono­mistes s’ex­priment dans Le Monde (suite) ? Toujours les banquiers !, Acri­med, juin 2015.

      Pour en savoir plus sur ces conni­vences et dépen­dances dans le petit monde des experts média­tiques et des oracles multi­cartes, je vous suggère le sujet « Les écono­mistes de garde » de l’émis­sion « Là-bas si j’y suis » qui fût diffusé sur France-Inter jusqu’en 2014 (cf. lien infra).

      Si vous êtes lecteur du Monde, un conseil, arrê­tez. À moins qu’à 50 ans vous n’au­rez ou n’aviez une Rolex !

En tous les cas « NOUS ne paie­rons pas LEUR dette » !


Aller plus loin :

* L’émis­sion Là-bas si j’y suis, émis­sion poil à grat­ter, désor­mais disparu de France-Inter. Elle avait déjà failli dispa­raître en 2006 avant d’être avan­cée de 17h à 15h, heure de moindre écoute. Elle n’existe plus désor­mais qu’en média web indé­pen­dant ;

 * L‘ana­lyse du prix Nobel d’éco­no­mie P. Krug­man dans Alter­na­tives écono­miques (janvier 2012) : Crise : pourquoi les écono­mistes ont failli

 * Quelques docu­ments sur Gold­man Sachs :
+ La pieuvre Gold­man sacKs (article, 1 page) ;
+ Le putsch de Gold­man Sachs sur l’Euro (vidéo, 1 mn) ;
+ Gold­man Sachs, analyse d’une pieuvre finan­cière mondiale (vidéo 53′)
+ La banque, Marc Roche, jour­na­liste du monde, Albin Michel, 2011 ;
+ Comment Gold­man Sachs dirige le monde, 53′, Arte, 2013 ;

* Sur Alain Minc : conseiller de N. Sarkozy, admi­nis­tra­teur de nombreuses grandes entre­prises et PDG de sa société de commu­ni­ca­tion AM Conseil. Quelques mois avant la crise des subprimes,  il vantait encore  » l’in­croyable plas­ti­cité de l’auto-régu­la­tion des marchés « .

* Le docu­men­taire Inside Job : Inside Job est le premier film qui s’es­saye à une analyse exhaus­tive de la crise finan­cière mondiale qui a émergé en 2008, et qui, selon le réali­sa­teur, était évitable.

Le film éclaire en parti­cu­lier le lien inces­tueux d’uni­ver­si­taires pres­ti­gieux qui, du fait de la répu­ta­tion de sérieux scien­ti­fique, ont fourni une garan­tie mais ont été rému­né­rés (gras­se­ment) et on fait, ou font encore, partie des conseils d’ad­mi­nis­tra­tion de grandes entre­prises finan­cières mises en cause : banques d’af­faires (Merrill Lynch, Morgan Stan­ley, Lehman Brothers), assu­rances (AIG), agences de crédit immo­bi­lier (y compris gouver­ne­men­tales: Fred­die Mac & Fannie Mae) et agences de nota­tion finan­cière (Stan­dard & Poor’s, Fitch Ratings, Moody’s).

La mainmise du complexe militaro-industriel 2009

Les écono­mistes multi­cartes !

      Jean Gadrey, profes­seur émérite d’éco­no­mie de l’Uni­ver­sité Lille1, juge leurs liai­sons dange­reuses.
Laurent Mauduit
, jour­na­liste à Média­part, les appelle les impos­teurs de l’éco­no­mie.
    Gilles Balbastre
, réali­sa­teur, les appelle Les nouveaux chiens de garde (dispo en DVD mais aussi visible ICI).
     Daniel Mermet, jour­na­liste à France-Inter, les appelle Les écono­mistes de garde.
En fait, ils sont nos sauveurs !

    On convien­dra qu’au­cun des candi­dats à la Prési­dence française 2012 n’est satis­fai­sant. C’est pourquoi je fais appel à vous pour soute­nir la candi­da­ture de Marc Ladreit de Lachar­rière.
    Vous savez sûre­ment que Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papa­dé­mos, respec­ti­ve­ment Président de la BCE, Président du Conseil italien et Premier Ministre grec, sont tous trois d’an­ciens de la banque Gold­man Sachs. Rien de plus normal puisque, outre-atlan­tique, M. Paul­son, secré­taire aux Finances US de 2006 à 2009, diri­geait anté­rieu­re­ment Gold­man Sachs. Rappe­lons qu’en 2008, et à la diffé­rence de Lehman brothers, Gold­man Sachs avait était jugée par ce M. Paul­son too big to fail et il l’avait donc sauvée.

Mais quel rapport avec M. Ladreit de Lachar­rière ?

      Bon, avec un nom pareil, nous trou­ve­rions surpre­nant qu’il s’agisse d’un ouvrier licen­cié d’Arce­lorMit­tal ou de Conti. En effet : M. Ladreit De Lachar­rière est Président de l’agence de nota­tion FitchRi­ting, admi­nis­tra­teur du groupe Casino, de l’Oréal, de Renault, membre du Conseil consul­ta­tif de la Banque de France, . . . . Il est entré en 2007 dans le cercle des milliar­daires en Euros. Reste juste à s’as­su­rer qu’il avait bien une Rolex à 50 ans ! Sinon il semble avoir toutes les quali­tés pour être notre Président, n’est-ce pas ?

      D’ailleurs François Baroin, Ministre de l’Éco­no­mie du gouver­ne­ment Fillon/Sarkozy, ne s’y trom­pait pas puisque mi-décembre il a remis, en les locaux du Minis­tère, le Prix du livre de l’éco­no­mie dont notre M. Ladreit de Lachar­rière en est le Président de jury ! Ce prix est une initia­tive du think tank le Cercle des écono­mistes, lequel compte, parmi ses 30 membres, nombre de repré­sen­tants de banques et insti­tu­tions finan­cières.

      Et, heureux hasard, les trois nomi­nés étaient Alain Minc, Jean-Marie Messier et le très média­tique Daniel Cohen, lauréat. Autre­ment dit trois écono­mistes chantres de la promo­tion de la « main invi­sible des marchés ». Inutile de dire qu’au­cun de ces nomi­nés , contrai­re­ment à Frédé­ric Lordon et Jean Gadrey, entre autres écono­mistes atter­rés, ne propose la mise en place d’un pôle public bancaire. Il faut dire que le lauréat, D. Cohen donc, est infi­ni­ment plus « talen­tueux » que ces deux derniers. La preuve ? En 2011, il a eu droit à 52 passages dans Le Monde tandis que les seconds n’en ont eu droit qu’à 2 ! Démons­tra­tion de leur incom­men­su­rable compé­tence en 2’52 » (extrait du film Les nouveaux chiens de garde) :

Alain Minc et Hervé De Bois­sieu, deux écono­mistes multi­cartes se plantent lamen­ta­ble­ment !

      Pour info, Daniel Cohen et Alain Minc sont membres du Conseil de surveillance de ce même jour­nal. Ce dernier en fût même le président jusqu’en 2008. Pure coïn­ci­dence ! Circu­lez, y a rien à voir ! En 2015, dans ce jour­nal, rien n’a changé : Europe : quels écono­mistes s’ex­priment dans Le Monde (suite) ? Toujours les banquiers !, Acri­med, juin 2015.

      Pour en savoir plus sur ces conni­vences et dépen­dances dans le petit monde des experts média­tiques et des oracles multi­cartes, je vous suggère le sujet « Les écono­mistes de garde » de l’émis­sion « Là-bas si j’y suis » qui fût diffusé sur France-Inter jusqu’en 2014 (cf. lien infra).

      Si vous êtes lecteur du Monde, un conseil, arrê­tez. À moins qu’à 50 ans vous n’au­rez ou n’aviez une Rolex !

En tous les cas « NOUS ne paie­rons pas LEUR dette » !


Aller plus loin :

* L’émis­sion Là-bas si j’y suis, émis­sion poil à grat­ter, désor­mais disparu de France-Inter. Elle avait déjà failli dispa­raître en 2006 avant d’être avan­cée de 17h à 15h, heure de moindre écoute. Elle n’existe plus désor­mais qu’en média web indé­pen­dant ;

 * L’ana­lyse du prix Nobel d’éco­no­mie P. Krug­man dans Alter­na­tives écono­miques (janvier 2012) : Crise : pourquoi les écono­mistes ont failli

 * Quelques docu­ments sur Gold­man Sachs :
+ La pieuvre Gold­man sacKs (article, 1 page) ;
+ Le putsch de Gold­man Sachs sur l’Euro (vidéo, 1 mn) ;
+ Gold­man Sachs, analyse d’une pieuvre finan­cière mondiale (vidéo 53′)
+ La banque, Marc Roche, jour­na­liste du monde, Albin Michel, 2011 ;
+ Comment Gold­man Sachs dirige le monde, 53′, Arte, 2013 ;

* Sur Alain Minc : conseiller de N. Sarkozy, admi­nis­tra­teur de nombreuses grandes entre­prises et PDG de sa société de commu­ni­ca­tion AM Conseil. Quelques mois avant la crise des subprimes,  il vantait encore  » l’in­croyable plas­ti­cité de l’auto-régu­la­tion des marchés « .

* Le docu­men­taire Inside Job : Inside Job est le premier film qui s’es­saye à une analyse exhaus­tive de la crise finan­cière mondiale qui a émergé en 2008, et qui, selon le réali­sa­teur, était évitable.

Le film éclaire en parti­cu­lier le lien inces­tueux d’uni­ver­si­taires pres­ti­gieux qui, du fait de la répu­ta­tion de sérieux scien­ti­fique, ont fourni une garan­tie mais ont été rému­né­rés (gras­se­ment) et on fait, ou font encore, partie des conseils d’ad­mi­nis­tra­tion de grandes entre­prises finan­cières mises en cause : banques d’af­faires (Merrill Lynch, Morgan Stan­ley, Lehman Brothers), assu­rances (AIG), agences de crédit immo­bi­lier (y compris gouver­ne­men­tales: Fred­die Mac & Fannie Mae) et agences de nota­tion finan­cière (Stan­dard & Poor’s, Fitch Ratings, Moody’s).

La mainmise du complexe militaro-industriel 2009