Archives pour la catégorie Liberte des medias

LA TÉLÉ EN TOUS LIEUX ET À TOUTE HEURE

La Télé et les écrans en général : des faits , rien que des faits !

Extraits du livre TV lobotomie
CHAPITRE I
LA TÉLÉ EN TOUS LIEUX ET À TOUTE HEURE

« La télévision n’exige du spectateur qu’un acte de courage – mais il est
surhumain -, c’est de l’éteindre. »
, Pascal Bruckner, philosophe [161].

« La décision importante consiste à savoir si l’on a une télévision ou pas,
si l’on expose les enfants à presque tout ce que la télévision offre, ou à rien du tout. »,
Qoshua Meyrowitz, professeur de communication à l’université du New Hampshire [162]

« Alors que jusqu’à maintenant, la télévision enchaînait son spectateur [… ]. elle l’accompagnera demain partout où il ira », François Lost, spécialiste des médias, professeur à l’Université de Paris 3-Sorbonne [60]

Cet article est à relier à mon article chapeau TV LOBOTOMIE qui présente le livre éponyme de Pascal Desmurget. Le chapitre II, « LA TÉLÉ ÉTOUFFE L’INTELLIGENCE « , est résumé dans cet autre article.

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Ce sont les musulmans, les juifs, ou les deux qui amènent la merde en France ?

   D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité, sinon des juifs ? On le dit, ça ? Eh bien moi, je le dis ! Je rêve ou quoi ? C’est ça notre problème actuellement, ce sont les juifs qui mettent en cause la laïcité ! Ce sont les juifs qui amènent la merde en France aujourd’hui !

Avoue que, si tu me connais un tant soit peu, tu te demandes : il déconne ou quoi ?

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Charlie à tout prix ? par Frédéric Lordon, 13 janvier 2015

Article repris du blog de Frédéric Lordon sur le site du Monde Diplomatique et publié ici pour d’éventuels commentaires et débat.
Que vous ayez été Charlie ou non, si vous êtes un défenseur de la liberté d’expression, alors je vous invite à vous détourner des médias du complexe militaroindustriel (Bouygues, Lagardère, Dassault, Bolloré, Rothschild, ….) et de soutenir des médias indépendants tel Le monde Diplomatique.
Bonne lecture et au plaisir d’échanger via les commentaires
Christophe

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Ce texte est tiré d’une intervention à la soirée « La dissidence, pas le silence ! », organisée par le journal Fakir à la Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015.
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Charlie à tout prix ? par Frédéric Lordon.

Lorsque le pouvoir de transfiguration de la mort, ce rituel social qui commande l’éloge des disparus, se joint à la puissance d’une émotion commune à l’échelle de la société tout entière, il est à craindre que ce soit la clarté des idées qui passe un mauvais moment. Il faut sans doute en prendre son parti, car il y a un temps social pour chaque chose, et chaque chose a son heure sociale sous le ciel : un temps pour se recueillir, un temps pour tout dire à nouveau.

Mais qu’on se doive d’abord à la mémoire de ceux qui sont morts n’implique pas, même au plus fort du traumatisme, que toute parole nous soit interdite. Et notamment pour tenter de mettre quelque clarification dans l’inextricable confusion intellectuelle et politique qu’un événement si extrême ne pouvait manquer, en soi, de produire, à plus forte raison sous la direction éclairée de médias qui ne louperont pas une occasion de se refaire la cerise sur le dos de la « liberté d’expression », et de politiques experts en l’art de la récupération.

Disons tout de suite que l’essentiel de cette confusion se sera concentré en une seule phrase, « Je suis Charlie », qui semble avoir tout d’une limpide évidence, quand tant d’implicites à problème s’y trouvent repliés.

« Je suis Charlie ». Que peut bien vouloir dire une phrase pareille, même si elle est en apparence d’une parfaite simplicité ? On appelle métonymie la figure de rhétorique qui consiste à donner une chose pour une autre, avec laquelle elle est dans un certain rapport : l’effet pour la cause, le contenu pour le contenant, ou la partie pour le tout. Dans « Je suis Charlie », le problème du mot « Charlie » vient du fait qu’il renvoie à une multitude de choses différentes, mais liées entre elles sous un rapport de métonymie. Or ces choses différentes appellent de notre part des devoirs différents, là où, précisément, leurs rapports de métonymie tendent à les confondre et à tout plonger dans l’indistinction.

Charlie, ce sont d’abord des personnes humaines, privées – par bonheur, on s’est aperçu rapidement que dire simplement « Charlie » pour les rassembler faisait bon marché de deux policiers, un agent de maintenance, un malheureux visiteur de ce jour là, et puis aussi de cinq autres personnes, dont quatre juives, tuées les deux jours d’après. Sauf à avoir rompu avec toute humanité en soi, on ne pouvait qu’être frappé de stupeur et d’effroi à la nouvelle de ces assassinats.

Mais l’émotion n’a été si considérable que parce qu’il était perceptible à tous que ce qui venait d’être attaqué excédait évidemment les personnes privées. Et voici donc le deuxième sens possible de « Charlie » : Charlie comme métonymie des principes de liberté d’expression, des droits à exprimer sans craindre pour sa sécurité, tels qu’ils sont au cœur de notre forme de vie.

On pouvait donc sans doute se sentir Charlie pour l’hommage aux personnes tuées – à la condition toutefois de se souvenir que, des personnes tuées, il y en a régulièrement, Zied et Bouna il y a quelque temps, Rémi Fraisse il y a peu, et que la compassion publique se distribue parfois d’une manière étrange, je veux dire étrangement inégale.

On pouvait aussi se sentir Charlie au nom de l’idée générale, sinon d’une certaine manière de vivre en société, du moins d’y organiser la parole, c’est-à-dire au nom du désir de ne pas s’en laisser conter par les agressions qui entreprennent de la nier radicalement. Et l’on pouvait trouver qu’une communauté, qui sait retourner ainsi à l’un de ses dénominateurs communs les plus puissants, fait une démonstration de sa vitalité.

Mais les choses deviennent moins simples quand « Charlie » désigne – et c’est bien sûr cette lecture immédiate qui avait tout chance d’imposer sa force d’évidence – quand « Charlie », donc, désigne non plus des personnes privées, ni des principes généraux, mais des personnes publiques rassemblées dans un journal. On peut sans la moindre contradiction avoir été accablé par la tragédie humaine et n’avoir pas varié quant à l’avis que ce journal nous inspirait – pour ma part il était un objet de violent désaccord politique. Si, comme il était assez logique de l’entendre, « Je suis Charlie » était une injonction à s’assimiler au journal Charlie, cette injonction-là m’était impossible. Je ne suis pas Charlie, et je ne pouvais pas l’être, à aucun moment.

Je le pouvais d’autant moins que cette formule a aussi fonctionné comme une sommation. Et nous avons en quelques heures basculé dans un régime de commandement inséparablement émotionnel et politique. Dès ses premiers moments, la diffusion comme traînée de poudre du « Je suis Charlie » a fait irrésistiblement penser au « Nous sommes tous américains » du journal Le Monde du 12 septembre 2001. Il n’a pas fallu une demi-journée pour que cette réminiscence se confirme, et c’est Libération qui s’est chargé de faire passer le mot d’ordre à la première personne du pluriel : « Nous sommes tous Charlie » — bienvenue dans le monde de l’unanimité décrétée, et malheur aux réfractaires. Et puis surtout célébrons la liberté de penser sous l’écrasement de tout dissensus, en mélangeant subrepticement l’émotion de la tragédie et l’adhésion politique implicite à une ligne éditoriale. Ceci d’ailleurs au point de faire à la presse anglo-saxonne le procès de se montrer hypocrite et insuffisamment solidaire (obéissante) quand elle refuse de republier les caricatures. Il fallait donc traverser au moins une mer pour avoir quelque chance de retrouver des têtes froides, et entendre cet argument normalement élémentaire que défendre la liberté d’expression n’implique pas d’endosser les expressions de ceux dont on défend la liberté.

Mais cette unanimité sous injonction était surtout bien faite pour que s’y engouffrent toutes sortes de récupérateurs. Les médias d’abord, dont on pouvait être sûr que, dans un réflexe opportuniste somme toute très semblable à celui des pouvoirs politiques dont ils partagent le discrédit, ils ne manqueraient pas pareille occasion de s’envelopper dans la « liberté de la presse », cet asile de leur turpitude. A l’image par exemple de Libération, qui organise avec une publicité aussi ostentatoire que possible l’hébergement de Charlie Hebdo. Libération, ce rafiot, vendu à tous les pouvoirs temporels, auto-institué dernière demeure de la liberté d’expression ! — peut-être en tous les sens du terme d’ailleurs. Et combien de la même farine derrière Libé pour faire de la surenchère dans le Charlisme ?

« Si cet homme qui, dit-on, riait de tout revenait en ce siècle, il mourrait de rire assurément », écrit Spinoza dans une de ses lettres. Et c’est vrai qu’il y a de quoi rire longtemps à voir ainsi les organes de la soumission à l’ordre social entonner avec autant de sincérité l’air de l’anticonformisme et de la subversion radicale. Rire longtemps… enfin pas trop quand même, car il faudra bien songer un jour à sortir de cette imposture.

Ce sera sans l’aide du pouvoir politique, qui n’a jamais intérêt au dessillement, et à qui l’union nationale a toujours été la plus fidèle des ressources. Union nationale, et même internationale en l’occurrence, dont une version carabinée nous aura été administrée. Fallait-il qu’elle soit incoercible la pulsion récupératrice de François Hollande de se faire reluire à la tête de Paris « capitale du monde » pour convier, de proche en proche, jusqu’à Orban, Porochenko, et puis Netanyahu, Lieberman, etc. de hautes figures morales, connues pour se partager entre défenseurs de la liberté de la presse et amis du dialogue interconfessionnel [1].

Par bonheur, il s’est déjà trouvé suffisamment de voix pour s’inquiéter des usages, ou plutôt des mésusages, que ce pouvoir ne manquera pas de faire d’une mobilisation de masse qu’il s’empressera de considérer comme un mandat.

Espérons qu’il s’en trouvera également pour recommander à quelques éditorialistes un court séjour en cellule de dégrisement, et pour leur apporter le café salé. Dans la concurrence pour être à la hauteur de l’Histoire, et même – pente aussi fatale que grotesque de l’information en continu – pour être les premiers à « annoncer » l’Histoire, il était logique que tous criassent à l’Histoire et à l’Historique à propos de la manifestation d’hier. S’il est permis d’en rire, on dira que, historique, elle l’a sans doute été sous quelque rapport, au moins pour être la première du genre où le comptage de la police avait une chance d’être supérieur à celui des organisateurs. On ne sache pas cependant qu’il soit resté grand-chose des manifestations monstres de Carpentras et du 1er mai 2002, effusions collectives qui avaient déjà hystérisé le commentariat, mais dont on doit bien reconnaître que la productivité politique aura été rigoureusement nulle.

On aimerait beaucoup qu’il en aille autrement cette fois-ci, mais on ne peut pas s’empêcher de poser en toute généralité la question de savoir s’il n’y a pas un effet de substitution entre le degré de l’unanimité et sa teneur politique possible. Par construction, arasant toute la conflictualité qui est la matière même de la politique, la masse unie est tendanciellement a-politique. Ou alors, c’est que c’est la Révolution – mais il n’est pas certain que nous soyons dans ce cas de figure…

Il y aurait enfin matière à questionner la réalité de l’« union nationale » qu’on célèbre en tous sens. Tout porte à croire que le cortège parisien, si immense qu’il ait été, s’est montré d’une remarquable homogénéité sociologique : blanc, urbain, éduqué. C’est que le nombre brut n’est pas en soi un indicateur de représentativité : il suffit que soit exceptionnellement élevé le taux de mobilisation d’un certain sous-ensemble de la population pour produire un résultat pareil.

Alors « union nationale » ? « Peuple en marche » ? « France debout » ? Il s’agirait peut-être d’y regarder à deux fois, et notamment pour savoir si cette manière de clamer la résolution du problème par la levée en masse n’est pas une manière spécialement insidieuse de reconduire le problème, ou d’en faire la dénégation. A l’image des dominants, toujours portés à prendre leur particularité pour de l’universel, et à croire que leur être au monde social épuise tout ce qu’il y a à dire sur le monde social, il se pourrait que les cortèges d’hier aient surtout vu la bourgeoisie éduquée contempler ses propres puissances et s’abandonner au ravissement d’elle-même. Il n’est pas certain cependant que ceci fasse un « pays », ou même un « peuple », comme nous pourrions avoir bientôt l’occasion de nous en ressouvenir.

Il y a une façon aveuglée de s’extasier de l’histoire imaginaire qui est le plus sûr moyen de laisser échapper l’histoire réelle — celle qui s’accomplit hors de toute fantasmagorie, et le plus souvent dans notre dos. Or, l’histoire réelle qui s’annonce a vraiment une sale gueule. Si nous voulons avoir quelque chance de nous la réapproprier, passé le temps du deuil, il faudra songer à sortir de l’hébétude et à refaire de la politique. Mais pour de bon.

Notes

[1] Lire Alain Gresh, « D’étranges défenseurs de la liberté de la presse à la manifestation pour “Charlie Hebdo” », Nouvelles d’Orient, 12 janvier 2015.

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Résultats PISA 2012 et influence de la télévision

Quelle influence de l’usage de la télévision sur les résultats du programme PISA ?

  En complément de mon article sur le livre TV lobotomie, j’ai souhaité regarder si il existait une corrélation entre les résultats au PISA 2012 et l’usage de la télévision dans le monde.

   Avant de poursuivre, il faut admettre la fiabilité de ces scores PISA. Je me permets de soulever de nombreuses réserves et interrogations, en particulier vis-à-vis du classement : les écarts de résultats entre le premier et le dernier sont-ils « dramatiques ». Le classement de la France est-il significatif d’une grande faiblesse ou d’une moindre force ? . . . Dans l’article Que penser du classement PISA ?, je détaille un peu plus.

   Mais bon, comme disait Bigard, « admettons » que ces scores soient fiables et les écarts entre-eux significatifs !

   Pour chaque pays, le pourcentage d’enfants âgés de 11 à 15 ans passant plus de deux heures par jour devant la télévision ont été mis en regard des scores PISA 2012.

   Le résultat est illustré par les trois graphiques ci-dessous, correspondant respectivement aux trois compétences faisant l’objet du classement PISA, à savoir : Science, Lecture et Mathématique.

  La relation n’a pu être établie que pour 29 pays, faute de données concernant le temps passé devant la télévision pour nombre de pays.

Relation_entre_scores_PISA_-_TV_time_29_countries_dont_Fran.jpgLecture : la Bulgarie (en bas à droite) où 63% des enfants de 11 à 15 ans passe plus de deux heures par jour devant la télévision, obtient le moins bon score PISA pour les Maths.

    Ci-dessous, même chose pour les maths et les sciences

Relation_entre_score_PISA_math_-_TV_time_29_countries_dont_.jpg

Relation_entre_score_PISA_science_-_TV_time_29_countries_do.jpg

     Les coefficients de détermination (R2 = 0,27; 0,27; 0,16) ne sont pas très significatifs. Cependant l’impact de la télévision ne peut être rejeté. Il faudrait réaliser une étude plus approfondie isolant ce paramètre. On peut en effet imaginer que les pays où l’on regarde le plus la télé sont aussi celles où l’environnement familial est moins favorable à la réussite scolaire par exemple. Limiter l’usage de la télé n’y changerait donc peut-être rien. Peut-être !

   L’article Trends in Children’s Reading Literacy Achievement 1991–2001 (PIRLS, ) fait état de l’évolution des capacités de lecture en fonction de l’évolution de l’usage de la télévision. Il mentionne : « Yet, studies in a number of countries have found that students’ reading activity out of school is declining – in line with the rise of televisions, videos, and computers. » (Chap3 : Reading habits, p.38, référence : Age and gender differences in children’s self- and task perceptions during elementary school. Child Development).

   Notes sur les données :

     Les données concernant l’usage des écrans sont issues d’un article scientifique visant à établir la relation entre temps passé devant les écrans et la pratique d’activités physiques. Les deuxièmes sont issues directement de la base de données PISA de l’OCDE.

   Liens sur les données :

Concernant le autres écrans, les coefficients de détermination sont beaucoup plus faibles, et donc très peu siginificatifs. Notons toutefois qu’au vu des corrélations calculées, les jeux vidéos semblent avoir un effet négatif, tandis que l’ordinateur semble avoir un effet positif.

 ICI : 6 graphiques à venir ou sur demande

TV LOBOTOMIE

TV lobotomie

les terribles impacts de la télévision

sur la cognition, la santé, la sociabilité et la violence,

des adultes et surtout des enfants

  TV Lobotomie est le titre de l’ouvrage de Michel Desmurget, chercheur français spécialisé en neurosciences cognitives.

   Informé par mon neveu, docteur en psychologie cognitive et doté d’une particulière rigueur scientifique, j’ai visionné la conférence donnée par M. Desmurget sur le thème de son livre TV Lobotomie. Avant de rédiger ce billet, je me suis enquis de regarder de plus près qui était ce chercheur, quelles études scientifiques il citait, qu’en disaient ses détracteurs, . . . Enfin, bref, quelle crédibilité pouvait-on lui accorder. N’ayant trouvé aucune faille à sa crédibilité, je vous fais part de l’information qui me semble la plus importante quant aux impacts MESURÉS de la télévision sur la cognition, la santé, la sociabilité et la violence, des adultes mais surtout des enfants, êtres en développement par définition.

   Cette information, importante car aux conséquences IR-RÉ-VER-SI-BLES, concerne l’impact de la télévision – et plus largement des « écrans » – sur la réussite scolaire de nos chères têtes blondes. Comme l’ouvrage et la conférence relatent moult études scientifiques et données chiffrées, je ne vous propose que les deux les plus « parlantes ». Vous pourrez approfondir en regardant la conférence et/ou en lisant le livre. Eventuellement, cet interview sur France-Info (13′) permet de se faire une idée.

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Remarque importante : quand il est écrit «  c’est l’effet de la télé « , c’est parce que «  c’est l’effet de la télé «  Autrement dit ce facteur a été isolé parmi les nombreux paramètres pouvant jouer un rôle et EN PARTICULIER les facteurs socioéconomiques. C’est la base de tout article scientifique.

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Première illustration

   Elle concerne l’évolution des résultats des bacheliers étasuniens à un test d’entrée à l’Université portant sur les aptitudes au langage (SAT-Verbal). Sur le graphe ci-dessous cette évolution (courbe bleue et échelle de droite) est mise en regard du taux de pénétration des téléviseurs dans les foyers étasuniens (courbe orange et échelle de gauche).

TV_Lobotomie_SAT_vs_TV_p91.jpg

    Question légitime : comment être certain que la télé est la principale responsable ?

   Réponse courte : selon vous, quel autre événement pourrait être survenu afin d’avoir une influence évoluant de manière aussi proche ? Selon l’auteur, AU-CUN !

   Réponse longue : lire le livre et l’étude à laquelle il y est fait référence !

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Deuxième illustration : le test du bonhomme

   Pour cette étude, 2.000 élèves de 5-6 ans furent soumis à une version remaniée de « l’épreuve du bonhomme ». Est-il besoin de commenter ?

TV_Lobotomie_Test_du_bonhomme_p136.jpg

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   Pour finir, tout de même UN chiffre se passant de tout commentaire :

TV_Lobotomie_effets-cumulatifs_27e_min_Conf-copie-1.jpg

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   Maintenant, si cela vous interpelle et que vous tenez à la réussite scolaire de vos enfants, passez à la vidéo (c’est ici ou ci-dessous) ou mieux au livre (c’est ici en téléchargement ou là pour l’acheter).
  Pour la partie consacrée à l’impact sur la cognition des enfants, démarrez à 18’06 » en cliquant ICI et tenez 32 mn ! Vous pouvez également consulter l’ensemble des données avérées (références incluses), sur cet article :
CHAPITRE II : LA TÉLÉ ÉTOUFFE L’INTELLIGENCE

 

   Vous pouvez également consulter, accompagnées de leurs références scientifiques,  la liste des données les plus marquantes concernant l’usage de la télévision : CHAPITRE I : LA TÉLÉ EN TOUS LIEUX ET À TOUTE HEURE 

   Note : eu égard à la parution du classement PISA 2012, j’ai également réalisé une étude sommaire sur les relations entre les résultats du PISA 2012 et l’influence de la télévision.

   Quelques informations qui m’ont conduit à accorder toute ma crédibilité à l’auteur de TV lobotomie :

Deux résumés du livre par des particuliers :

  Et maintenant, n’hésitez pas à commenter ci-dessous. Surtout si vous êtes sceptique !

Les présumés économistes universitaires !

      Jean Gadrey, professeur émérite d’économie de l’Université Lille1, juge leurs liaisons dangereuses.
Laurent Mauduit
, journaliste à Médiapart, les appelle les imposteurs de l’économie.
    Gilles Balbastre
, réalisateur, les appelle Les nouveaux chiens de garde (dispo en DVD mais aussi visible ICI).
     Daniel Mermet, journaliste à France-Inter, les appelle Les économistes de garde.
En fait, ils sont nos sauveurs !

    On conviendra qu’aucun des candidats à la Présidence française 2012 n’est satisfaisant. C’est pourquoi je fais appel à vous pour soutenir la candidature de Marc Ladreit de Lacharrière.
    Vous savez sûrement que Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos, respectivement Président de la BCE, Président du Conseil italien et Premier Ministre grec, sont tous trois d’anciens de la banque Goldman Sachs. Rien de plus normal puisque, outre-atlantique, M. Paulson, secrétaire aux Finances US de 2006 à 2009, dirigeait antérieurement Goldman Sachs et qu’en 2008, à la différence de Lehman brothers, Goldman Sachs avait était jugée par ce M. Paulson too big to fail et il l’avait donc sauvée. Un hasard !

Mais quel rapport avec M. Ladreit de Lacharrière ?

      Bon, avec un nom pareil, nous trouverions surprenant qu’il s’agisse d’un ouvrier licencié d’ArcelorMittal ou de Conti. En effet : M. Ladreit De Lacharrière est Président de l’agence de notation FitchRiting, administrateur du groupe Casino, de l’Oréal, de Renault, membre du Conseil consultatif de la Banque de France, . . . . Il est entré en 2007 dans le cercle des milliardaires en Euros. Reste juste à s’assurer qu’il avait bien une Rolex à 50 ans ! Sinon il semble avoir toutes les qualités pour être notre Président, n’est-ce pas ?

      D’ailleurs François Baroin, Ministre de l’Économie du gouvernement Fillon/Sarkozy, ne s’y trompait pas puisque mi-décembre il a remis, en les locaux du Ministère, le Prix du livre de l’économie dont notre M. Ladreit de Lacharrière en est le Président du jury ! Ce prix est une initiative du think tank le Cercle des économistes, lequel compte, parmi ses 30 membres, nombre de représentants de banques et institutions financières.

      Et, heureux hasard, les trois nominés étaient Alain Minc, Jean-Marie Messier et le très médiatique Daniel Cohen, lauréat. Autrement dit trois économistes chantres de la promotion de la « main invisible des marchés ». Inutile de dire qu’aucun de ces nominés, contrairement à Frédéric Lordon et Jean Gadrey entre autres économistes atterrés, ne propose la mise en place d’un pôle public bancaire. Il faut dire que le lauréat, D. Cohen donc, est infiniment plus « talentueux » que ces deux derniers. La preuve ? En 2011, il a eu droit à 52 passages dans Le Monde tandis que les seconds n’en ont eu droit qu’à 2 ! Démonstration de leur incommensurable compétence en 2’52 » (extrait du film Les nouveaux chiens de garde) :

Alain Minc et Hervé De Boissieu, deux économistes multicartes se plantent lamentablement !

      Pour info, Daniel Cohen et Alain Minc sont membres du Conseil de surveillance de ce même journal. Ce dernier en fût même le président jusqu’en 2008. Pure coïncidence ! Circulez, y a rien à voir ! En 2015, dans ce journal, rien n’a changé : Europe : quels économistes s’expriment dans Le Monde (suite) ? Toujours les banquiers !, Acrimed, juin 2015.

      Pour en savoir plus sur ces connivences et dépendances dans le petit monde des experts médiatiques et des oracles multicartes, je vous suggère le sujet « Les économistes de garde » de l’émission « Là-bas si j’y suis » qui fût diffusé sur France-Inter jusqu’en 2014 (cf. lien infra).

      Si vous êtes lecteur du Monde, un conseil, arrêtez. À moins qu’à 50 ans vous n’aurez ou n’aviez une Rolex !

En tous les cas « NOUS ne paierons pas LEUR dette » !


Aller plus loin :

* L’émission Là-bas si j’y suis, émission poil à gratter, désormais disparu de France-Inter. Elle avait déjà failli disparaître en 2006 avant d’être avancée de 17h à 15h, heure de moindre écoute. Elle n’existe plus désormais qu’en média web indépendant ;

 * L‘analyse du prix Nobel d’économie P. Krugman dans Alternatives économiques (janvier 2012) : Crise : pourquoi les économistes ont failli

 * Quelques documents sur Goldman Sachs :
+ La pieuvre Goldman sacKs (article, 1 page) ;
+ Le putsch de Goldman Sachs sur l’Euro (vidéo, 1 mn) ;
+ Goldman Sachs, analyse d’une pieuvre financière mondiale (vidéo 53′)
+ La banque, Marc Roche, journaliste du monde, Albin Michel, 2011 ;
+ Comment Goldman Sachs dirige le monde, 53′, Arte, 2013 ;

* Sur Alain Minc : conseiller de N. Sarkozy, administrateur de nombreuses grandes entreprises et PDG de sa société de communication AM Conseil. Quelques mois avant la crise des subprimes,  il vantait encore  » l’incroyable plasticité de l’auto-régulation des marchés « .

* Le documentaire Inside Job : Inside Job est le premier film qui s’essaye à une analyse exhaustive de la crise financière mondiale qui a émergé en 2008, et qui, selon le réalisateur, était évitable.

Le film éclaire en particulier le lien incestueux d’universitaires prestigieux qui, du fait de la réputation de sérieux scientifique, ont fourni une garantie mais ont été rémunérés (grassement) et on fait, ou font encore, partie des conseils d’administration de grandes entreprises financières mises en cause : banques d’affaires (Merrill Lynch, Morgan Stanley, Lehman Brothers), assurances (AIG), agences de crédit immobilier (y compris gouvernementales: Freddie Mac & Fannie Mae) et agences de notation financière (Standard & Poor’s, Fitch Ratings, Moody’s).

La mainmise du complexe militaro-industriel 2009

Les économistes multicartes !

      Jean Gadrey, professeur émérite d’économie de l’Université Lille1, juge leurs liaisons dangereuses.
Laurent Mauduit
, journaliste à Médiapart, les appelle les imposteurs de l’économie.
    Gilles Balbastre
, réalisateur, les appelle Les nouveaux chiens de garde (dispo en DVD mais aussi visible ICI).
     Daniel Mermet, journaliste à France-Inter, les appelle Les économistes de garde.
En fait, ils sont nos sauveurs !

    On conviendra qu’aucun des candidats à la Présidence française 2012 n’est satisfaisant. C’est pourquoi je fais appel à vous pour soutenir la candidature de Marc Ladreit de Lacharrière.
    Vous savez sûrement que Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos, respectivement Président de la BCE, Président du Conseil italien et Premier Ministre grec, sont tous trois d’anciens de la banque Goldman Sachs. Rien de plus normal puisque, outre-atlantique, M. Paulson, secrétaire aux Finances US de 2006 à 2009, dirigeait antérieurement Goldman Sachs. Rappelons qu’en 2008, et à la différence de Lehman brothers, Goldman Sachs avait était jugée par ce M. Paulson too big to fail et il l’avait donc sauvée.

Mais quel rapport avec M. Ladreit de Lacharrière ?

      Bon, avec un nom pareil, nous trouverions surprenant qu’il s’agisse d’un ouvrier licencié d’ArcelorMittal ou de Conti. En effet : M. Ladreit De Lacharrière est Président de l’agence de notation FitchRiting, administrateur du groupe Casino, de l’Oréal, de Renault, membre du Conseil consultatif de la Banque de France, . . . . Il est entré en 2007 dans le cercle des milliardaires en Euros. Reste juste à s’assurer qu’il avait bien une Rolex à 50 ans ! Sinon il semble avoir toutes les qualités pour être notre Président, n’est-ce pas ?

      D’ailleurs François Baroin, Ministre de l’Économie du gouvernement Fillon/Sarkozy, ne s’y trompait pas puisque mi-décembre il a remis, en les locaux du Ministère, le Prix du livre de l’économie dont notre M. Ladreit de Lacharrière en est le Président de jury ! Ce prix est une initiative du think tank le Cercle des économistes, lequel compte, parmi ses 30 membres, nombre de représentants de banques et institutions financières.

      Et, heureux hasard, les trois nominés étaient Alain Minc, Jean-Marie Messier et le très médiatique Daniel Cohen, lauréat. Autrement dit trois économistes chantres de la promotion de la « main invisible des marchés ». Inutile de dire qu’aucun de ces nominés , contrairement à Frédéric Lordon et Jean Gadrey, entre autres économistes atterrés, ne propose la mise en place d’un pôle public bancaire. Il faut dire que le lauréat, D. Cohen donc, est infiniment plus « talentueux » que ces deux derniers. La preuve ? En 2011, il a eu droit à 52 passages dans Le Monde tandis que les seconds n’en ont eu droit qu’à 2 ! Démonstration de leur incommensurable compétence en 2’52 » (extrait du film Les nouveaux chiens de garde) :

Alain Minc et Hervé De Boissieu, deux économistes multicartes se plantent lamentablement !

      Pour info, Daniel Cohen et Alain Minc sont membres du Conseil de surveillance de ce même journal. Ce dernier en fût même le président jusqu’en 2008. Pure coïncidence ! Circulez, y a rien à voir ! En 2015, dans ce journal, rien n’a changé : Europe : quels économistes s’expriment dans Le Monde (suite) ? Toujours les banquiers !, Acrimed, juin 2015.

      Pour en savoir plus sur ces connivences et dépendances dans le petit monde des experts médiatiques et des oracles multicartes, je vous suggère le sujet « Les économistes de garde » de l’émission « Là-bas si j’y suis » qui fût diffusé sur France-Inter jusqu’en 2014 (cf. lien infra).

      Si vous êtes lecteur du Monde, un conseil, arrêtez. À moins qu’à 50 ans vous n’aurez ou n’aviez une Rolex !

En tous les cas « NOUS ne paierons pas LEUR dette » !


Aller plus loin :

* L’émission Là-bas si j’y suis, émission poil à gratter, désormais disparu de France-Inter. Elle avait déjà failli disparaître en 2006 avant d’être avancée de 17h à 15h, heure de moindre écoute. Elle n’existe plus désormais qu’en média web indépendant ;

 * L’analyse du prix Nobel d’économie P. Krugman dans Alternatives économiques (janvier 2012) : Crise : pourquoi les économistes ont failli

 * Quelques documents sur Goldman Sachs :
+ La pieuvre Goldman sacKs (article, 1 page) ;
+ Le putsch de Goldman Sachs sur l’Euro (vidéo, 1 mn) ;
+ Goldman Sachs, analyse d’une pieuvre financière mondiale (vidéo 53′)
+ La banque, Marc Roche, journaliste du monde, Albin Michel, 2011 ;
+ Comment Goldman Sachs dirige le monde, 53′, Arte, 2013 ;

* Sur Alain Minc : conseiller de N. Sarkozy, administrateur de nombreuses grandes entreprises et PDG de sa société de communication AM Conseil. Quelques mois avant la crise des subprimes,  il vantait encore  » l’incroyable plasticité de l’auto-régulation des marchés « .

* Le documentaire Inside Job : Inside Job est le premier film qui s’essaye à une analyse exhaustive de la crise financière mondiale qui a émergé en 2008, et qui, selon le réalisateur, était évitable.

Le film éclaire en particulier le lien incestueux d’universitaires prestigieux qui, du fait de la réputation de sérieux scientifique, ont fourni une garantie mais ont été rémunérés (grassement) et on fait, ou font encore, partie des conseils d’administration de grandes entreprises financières mises en cause : banques d’affaires (Merrill Lynch, Morgan Stanley, Lehman Brothers), assurances (AIG), agences de crédit immobilier (y compris gouvernementales: Freddie Mac & Fannie Mae) et agences de notation financière (Standard & Poor’s, Fitch Ratings, Moody’s).

La mainmise du complexe militaro-industriel 2009