Candidats investis par le PS à la date du 6 février 2017

Le camembert ci-dessous recense les 398 candidats investis par le PS à la date du 6 février 2017 regroupés en 6 groupes :

  • Social-libéral (59%)
  • Social-libéral allié (5%)
  • Socialiste (en gros : les « frondeurs », 5%)
  • Socialiste présumé (9%)
  • Inconnu (= inclassable, 21%)
  • Indépendant (1%)

Le second camembert  ne concerne que les 166 députés sortants, aux lignes plus aisément identifiables.

candidats_legisltatives_Deputes_PS_investis_7-02-2017

Et si on se limite aux seuls 166 députés sortants

Le camembert suivant ne concerne que les 166 députés sortants car il est plus facile de les associer à un groupe en fonction de l’ensemble de leurs votes à l’Assemblée Nationale depuis 2012.

On constate que 74% de ces députés sortants sont identifiés « social-libéral » auquel on peut rajouter 12% « social libéral allié ». C’est à dire ceux dont on peut fortement douter de la fidélité à venir envers le programme Hamon, et a fortiori le programme Hamon-Jadot depuis leur accord (en 4 pages !!!!) puisque encore plus « à gauche et écolo » que celui qui a permis à Hamon d’être investi par le PS.

candidats_legislatives_deputes_sortants_investis_par_PS_7-02-2017La méthodologie précise ayant abouti à ce classement est détaillée dans l’article dont je retire ces informations « Hamon : un programme abandonné avant d’avoir été porté », Agoravox.fr

Ci-dessous, la méthodologie en mode télégraphique extrait de l’article sus-nommés :

« Au niveau méthodologique, cette opération est assez simple. Pour les députés sortants, nous avons recensé l’ensemble des positions prises dans des scrutins sujets à controverse à gauche : la ratification du pacte budgétaire européen en 2012, qui avait vu naître les premiers « frondeurs », le vote du CICE, du programme de stabilité, et la concrétisation des oppositions dans le vote des motions de censure déposées et/ou signées contre la loi Macron et la loi travail. Les candidats aux législatives de cette année qui étaient suppléants durant le mandat, et qui ont pris part à l’un de ces votes sont ici considérés comme « sortants ». S’ajoute à cela la position prise lors du congrès du Parti Socialiste en 2015, où les oppositions s’étaient déjà bien cristallisées : pour l’essentiel, l’alignement se fit autour de la motion A, représentant la ligne de Jean-Christophe Cambadélis et du gouvernement (ligne à laquelle se sont ralliés les « aubrystes » de la contribution « Pour réussir »), et de la motion B, déposée par Christian Paul et représentant ce que l’on appelle souvent la « gauche du PS », que nous désignons ici comme socialistes. On peut différencier deux intermédiaires : il y a les signataires ou les candidats de la motion B qui n’ont jamais exercé, lorsqu’ils étaient députés, leur pouvoir d’opposition aux lois sociales-libérales. Ceux là ont été désignés par l’appellation « social-libéral (ralliement) ». On y a également ajouté tous ceux qui, à un moment ou un autre, ont tenu un discours d’opposition à la ligne du gouvernement, mais s’y sont pleinement rallié par la suite. Il y a également les candidats qui ne sont pas sortants, mais qui ont signé ou furent candidats pour la motion B. Ceux là, n’ayant pu prouver leur engagement en acte à l’assemblée nationale, ont été désignés sous le terme « socialiste (présumé) », dans le doute du ralliement à la ligne sociale-libérale qui a pu avoir lieu de la part de signataires de la motion B. S’ajoute à cela des positionnements indépendants de ces tendances principales, et tous ceux dont le positionnement n’est pas connu. »

Pour en savoir plus sur les conséquences politiques potentielles de telles investitures, voir l’analyse faite dans l’article dont sont extraites ces donénes : « Hamon : un programme abandonné avant d’avoir été porté ».

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