Y a-t-il un rapport entre la crise et les inéga­li­tés ?

Je vous invite à lire, en fonc­tion de votre sensi­bi­lité et selon le crédit que vous accor­dez à ces auteurs :

   Et comme un dessin vaut mieux qu’un long discours, voici ce graphique reliant l’in­di­ca­teur d’iné­ga­li­tés GINI et le taux dette publique/PIB (réalisé par J. Gadrey selon Euro­stat et commenté dans son article Les pays les plus endet­tés sont les plus inéga­li­taires).

Correlation GINI Dettes publiques 2010

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2 réflexions sur “ Y a-t-il un rapport entre la crise et les inéga­li­tés ? ”

  1. Bonjour Christophe,

    Il faudrait rajouter, que cette « corrélation » n’est « vraie » que pour les pays occidentaux… parce qu’il existe, de nombreux pays monstrueusement inégalitaires qui ont très peu de dettes
    publiques (exemple : le Nigéria)… D’ailleurs, bénéficier de ressources internes convoitées par le reste du monde (pétrole et gaz pour la Norvège, cuivre pour la Suède, par exemple), reste quand
    même le meilleur moyen de maintenir des dettes publiques à des niveaux soutenables…. tandis que seule l’adjonction d’un système fiscal protectionniste et redistributif permet de maintenir des
    inégalités à des niveaux bas.

    Les corrélations directes entre deux facteurs sont très rares pour ne pas dire inexistantes en économie. En réalité les résultantes sont toujours multifacteurs… et en l’occurrence dans le cas
    qui nous occupe, je pense qu’on trouverait une corrélation beaucoup plus évidente entre le système fiscal (protectionniste et redistributif) et l’indice Gini, qu’entre inégalités et dettes…

    Tiens, je vais mettre ce commentaire à Jean, pour voir ce qu’il en dit.

    Bien amicalement.

  2. Oui bien sûr, la relation de cause à effet est probablement plus directe entre « redistribution des richesses par la fiscalisation » et « inétalités » qu’entre « dette publique » et « inégalité » : en
    effet l’endettement sert à pallier la mauvaise distribution pour avoir la paix sociale (et ainsi se maintenir plus facilement au pouvoir sans mécontenter par de trop impopulaires impôts). Si l’on
    devait chaque année régler le remboursement de la charge dela dette par un chèque, probablement son niveaux n’aurait pas pu aller aussi haut. Un peu à la manière que nombre de personnes compare le
    coût d’un billet de train avec le seul carburant (éventuelleemnt péages) consommé par leur automobile pour choisir ou pas cette dernière pour se déplacer ! L’amortisssement du véhicule, comme le
    service de la dette, comme les effets du changements climatiques, est un coût différé, et si possible sur les générations futures !

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