Préju­gés sur la fisca­lité et les impôts

Huitième d’une série d’ar­ticles démon­tant les préju­gés sur la pauvreté, l’as­sis­ta­nat, l’im­mi­gra­tion, les Roms, . . .

8) Sur la fisca­lité et les impôts

8–1) « Les pauvres ne paient pas d’im­pôts »

FAUX ! Le taux moyen d’im­po­si­tion (impôts directs et indi­rects) des 10 % les moins riches est d’en­vi­ron 40 %, celui des 0,1 % les plus riches d’en­vi­ron 37 %, et celui des reve­nus moyens de 45 à 48 % (source : calculs effec­tués par les écono­mistes Saez, Landais et Piketty à partir des données INSEE).

 

Prelevements_obligatoires_selon_revenus.jpg

Nota bene : pour les plus hauts reve­nus, les taux réels d’im­po­si­tion sont souvent très infé­rieurs aux taux affi­chés : grâce aux niches fiscales, une partie des plus hauts reve­nus échappe à une part de l’im­po­si­tion.

8–2) « Les plus pauvres peuvent se faire exoné­rer de charges et d’im­pôts »

Oui, mais il faut effec­tuer beau­coup de démarches avant d’ob­te­nir ces exoné­ra­tions et il faut les renou­ve­ler régu­liè­re­ment. Tous paient entre 5,5% et 19,6% d’im­pôts par le biais de la TVA sur leur consom­ma­tion.

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