Préju­gés sur la dette publique

Douzième d’une série d’ar­ticles démon­tant les préju­gés sur la pauvreté, le chômage, l’as­sis­ta­nat, l’im­mi­gra­tion, les Roms, les impôts, la dette, . . .

12) Sur la Dette publique

12–1) « La dette publique, c’est la gauche »

FAUX ! Sans commen­taires

DettePubliqueFrancaise_gauche_vs_droite.jpg

 Pour une courbe de la dette publique : ICI (wiki­pe­dia selon Insee). 

12–2) « Pour sortir de la crise de la dette, il faut réduire les dépenses publiques »

FAUX !  C’est une possi­bi­lité mais certai­ne­ment pas une obli­ga­tion : on peut aussi choi­sir de main­te­nir les recettes, voire de les augmen­ter !

Pour cause de modi­fi­ca­tion de la légis­la­tion fiscale (bouclier fiscal, …) les recettes sont passées de 44,3 % à 42,5% du PIB entre 1999 et 2008. Si cette légis­la­tion n’avait pas été modi­fiée, les recettes repré­sen­te­raient 45,3 % en 2008, soit 3 points de PIB en plus !

La dette publique aurait alors été infé­rieure de 20 points de PIB car la charge des inté­rêts annuels eut été réduite de 0,5 point de PIB  et serait alors à peine supé­rieure aux 60% du PIB auto­ri­sés par le Traité de Maas­tricht. 

Source : « Rapport sur la situa­tion des finances publiques », Jean-Philippe Coris & Paul Champ­saur, resp. direc­teur et ex-direc­teur de l’INSEE, mai 2010. « Rapport d’in­for­ma­tion 2689 », Gilles Carrez, député UMP, juillet 2008. Commen­tés tous deux dans cet article : « Ces dix années de cadeaux fiscaux qui ont ruiné la France », L. Mauduit, juil. 2010. (pour les non abon­nés, me deman­der).

Rappe­lons que la moitié des allè­ge­ments fiscaux provient de la baisse de l’im­pôt sur le revenu : 2 % de PIB contre 0,6 % pour la baisse de TVA et 0,5 % pour la baisse de l’im­pôt sur les socié­tés.

Source : « Rapport d’in­for­ma­tion 2689 », pp. 9–12, Gilles Carrez, député UMP, juillet 2008.

Ce qui a profité aux plus riches : le taux margi­nal de l’im­pôt sur le revenu est passé de 53 % à 40 % entre 2002 et 2007 (mandat de N. Sarkozy). 

Source : rapport d’in­for­ma­tion « Quels chan­ge­ments d’as­siette pour les prélè­ve­ments fiscaux et sociaux ? », Sénat, 2012. Ou ICI (wiki­pe­dia).

Si vous pensez qu’in­dé­pen­dam­ment de la ques­tion des recettes, il faut réduire les dépenses publiques, je vous invite à lire les articles sur la ques­tion : préju­gés sur les dépenses publiques .

24 réflexions sur “ Préju­gés sur la dette publique ”

  1. Elle n’est pas fondalementalement différente , mais rappelez vous de la TVA sociale Sarkozy  ui était un emplâtre sur une jambe de bois , et de la TVA pour la restauration que l’Europe a
    remis sur le tapis durant dix ans , c’est pourquoi le teme TVA même sociale ne convient pas … Crest purement sémantique , mais la sémantique conditionne souvent les choses ….

  2. Encore faudrait-il savoir expliquer en quoi votre taxe est différente d’une TVA sociale. Peut-être auriez-vous une page web qui expliquerait cela différemment de la manière dont vous avez tenté
    de le faire jusqu’à présent. vous n’êtes pas seul à envisager une telle taxe miraculeuse ?

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