Cassez-vous, très riches cons !

  Avec un taux margi­nal d’im­po­si­tion sur le revenu de 75% au dessus d’UN MILLION d’EUROS par foyer, nos irrem­plaçables zélites vont se barrer !

Hum, hum, voyons voir !

Le patri­moine moyen des 5% étasu­niens les plus riches est de 6.630.000 $ (2007), celui des 5% français les plus riches est de 1.657.258 € (2010). Voir source et calcul en bas de page.

Autre­ment dit ces 2,5 millions d’ir­rem­plaçables français adultes auraient un patri­moine 3,6 à 6 fois* supé­rieur si ils s’en­ri­chis­saient aux USA. Soit un gain absolu moyen compris entre 4,3 et 8,3 millions d’€ !

À l’in­té­rieur de ces top 5%, les rapports sont a peu près conser­vés pour les 4% infé­rieurs comme pour le 1% supé­rieur : entre 3,4 et 5,7 pour les quatre % infé­rieurs et entre 3,8 et 6,3 pour le % supé­rieur. Notons que seule une infime partie de ce dernier % est concerné par la tranche margi­nale d’im­po­si­tion à 75% mise en place par le gouver­ne­ment Hollande-Ayrault. Il concerne le dix millième le plus riche de la popu­la­tion adulte, la répar­ti­tion en terme de patri­moine corres­pon­dant peu ou prou à celle des patri­moines. Soit 5.000 indi­vi­dus envi­ron !

Lorsque l’on constate de tels écarts de patri­moine entre les ultra-riches état­su­niens et les ultra-riches français, je me demande bien pourquoi tous ceux-là-que-si-ils-s-en-vont-y-aura-plus-d-inno­va­tion-plus-de-crois­sance-plus-d’em­plois-plus-d’en­tre­prises-plus-RIEN-quoi ne se sont pas encore expa­triés aux USA ! Et ce taux margi­nal passé à 75% au delà d’un mill­lion d’Eu­ros par foyer ne chan­gera pas grand chose à ces écarts.

Peut-être faudrait-il leur déli­vrer la légion d’hon­neur ? Sarko 1er l’avait bien compris puisque 18 des riches et moins riches invi­tés du Fouquet’s en ont été déco­rés (cf. bas de page).

Pour rappel, des taux margi­naux élevés d’im­po­si­tion sur le revenu, et à partir de seuil bien plus faibles, ont été appliqués dans nombre de pays de l’OCDE des années 30 aux années 70 : de 70% à 92% au USA de 1935 à 1963, et de plus de 70% de 1937 à 1969 et de 1981 à 1984 en France. Comme l’illustre le grahique ci-dessous :

Taux-marginal-superieur-de-l-ir_France-USA_1915-1998.png

Actu : la 2e édition du rapport Les expa­tria­tions fiscales au cœur du débat fiscal, réalisé par le syndi­cat Soli­daires-Finances publiques est sortie (nov. 2012). On y lira que le taux de départs est abso­lu­ment stable depuis 10 ans. Si le nombre total de rede­vables de l’ISF a doublé, la propor­tion de départs reste stable à un niveau faible : 0,12 % en 2010, contre 0,14 % en 2009 et 0,13 % en 2002. Et encore il s’agit parfois de fraudes (fausses expa­tria­tions) ce qui a permis nombre de redres­se­ments.

En savoir un peu plus : cet article de blogueur,  Aucun effet de la fisca­lité sur l’ex­pa­tria­tion des riches, et cet article sur bour­so­rama : L’ex­pa­tria­tion des rede­vables de l’ISF, un phéno­mène « plutôt margi­nal », selon Soli­daires-Finances publiques.

Rendez-vous au prochain rapport en 2014, pour tenter de mesu­rer l’im­pact de la nouvelle poli­tique fiscale.

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* selon taux de change €/$ moyen sur 300 jours entre 2000 et 2012 ;

Sources :

Calculs détaillés :

  • pour les 5% les plus riches (percen­tiles 95 à 100) : (6.630.000 $ * 0,9 €/$) €/ 1.657.258 € < rapport < (6.630.000 $ * 1,5 €/$) € / 1.657.258 € ==> 3,6 < rapport < 6. Soit un écart compris entre 4.309.742 et 8.287.742 € !

dont :

  • pour les 4% infé­rieurs de ces 5% (percen­tiles 95 à 98,99) : (3.656.000 $ * 0,9 €/$) €/ 966.738 € < rapport < (3.656.000 $ * 1,5 €/$) € / 966.738 € ==> 3,4 < rapport < 5,67. Soit un écart compris entre 2.323.662 et 4.517.262 € !
  • pour le 1% supé­rieur de ces 5% (percen­tiles 99 à 100) : (18.529.000 $ * 0,9 €/$) €/ 4.422.264 € < rapport < (18.529.000 $ * 1,5 €/$) € / 4.422.264 € ==> 3,8 < rapport < 6,3 . Soit un écart compris entre 12.253.836 et 23.371.236 € !

 

21 réflexions sur “ Cassez-vous, très riches cons ! ”

  1. ce que le graphique sur l’évolution du taux marginal montre c’est que l’écart entre des pays aux niveaux de vie comparables ne reste jamais bien longtemps au delà de 20%.

    Tiens, comme c’est étrange, se pourrait il que cela soit dû a cette notion extraordinaire (pour Christophe), la concurrence fiscale?

  2. @Chris06 : je te remercie d’apporter cette information qui me permet de  compléter mon billet : une augmentation des taux marginaux – ou plus globalement une harmonisation fiscale par le
    haut – ne devrait donc pas tarder à se mettre en place dans les pays « concurrents « de l’OCDDE.

    D’ailleurs cela a déjà commencé en Europe malgré le discours dominant qui, durant 30 ans, nous a asséné qu’une fiscalité europénne trop haute était mortifère suite à l’ouverture des marchés (1995
    : OMC).  Pour l’infléchissement de tendance voir : impôts : inversion de tendance.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  3. Il n’a pas de croissance sans investissement. Il n’y a pas d’emploi sans croissance. Les riches investisseurs contribuent ainsi à la creation d’emploi et de prospérité dans le pays où ils
    investissent.

    Plus les riches quittent un pays, et moins ils y investiront. Moins d’emplois seront créés. Et la production des richesses sera moindre dans le pays.

  4. @Gidmoz : « Il n’y a de croissance sans investissement » : Je n’entrerais pas dans cette réponse dans le débat « la croissance de quoi ? » ni « est-ce que la croissance est
    soutenable, quand bien même la verdirions-nous ? ». Vous avez raison, pour qu’il y ait croissance, à volume de travail identique, il faut qu’il y ait des gains de productivité. Or pour obtenir ces
    gains de productivité (robotisation, amélioration de l’efficacité énergétique, innovation technologiques, ….) il faut un minimum d’investissement dans de nouvelles machines, dans de nouvelles
    connaissances. L’investissement concernant la connaissance peut très bien – et c’est majoritairement le cas – être réalisé par le public. L’investissement concernant de nouveaux équipements
    nécessite en effet des capitaux. La première question est donc : quelle part les ultra riches (disons le Top 1%), susceptible de partir car trop imposés apportent-ils en terme de capitaux dans
    l’investissement productif (au sens large, c’est à dire englobant par exemple l’investissement dans la recherche de la connaissance) ? Si certains partent, reste-il sufisamment de capitaux pour
    investir ? La réponse est oui. En effet, l’épargne des français est énorme et pourrait être dirigé vers l’investissement productif (= marché primaire, là où les action ssont émises) plutôt que
    sur le marché secondaire (= échange d’actions) qui donne lieu à spéculation, à bulle, et à crises. 

    « il n’y a pas d’emploi sans croissance » : FAUX. La croissance facilite effectivement la création d’emplois qui permet de remplacer les emplois supprimés pour cause
    d’augmentation de la productivité d’une entreprise (ex : l’industrie a récupéré les emplois devnus inutile dans l’agriculture, puis les services a récupéré les emplois perdus devenus dans
    l’agriculture). Ce n’est cependant pas aussi mécanique que cela, pour preuve les taux de chômage très différents d’un pays à l’autre et indifféremment de leur taux de croissance. La politique a
    son mot à dire :. l’on peut très bien garantir le plein emploi en réduisant le temps de travail. C’est heureusement ce qui a été fait  depuis 50 ans (48h=> 35 h, 3 semaines congés pays
    => 5 semaines, Retraite 65 ans => 60 ans, . . . ). Ainsi, depuis 1949,  la durée annuelle de moyenne travail en France est passé depuis 1949 (salariés et non salariés) a diminué de 550
    heures (2096 heures en 1949, 1544 en 2007). Cela équivaut à plus de trois mois de travail en moins sur la base de la durée mensuelle de 1949. Si, toutes choses égales par ailleurs en matière de
    volume total d’heures de travail requises pour la production actuelle, nous en étions encore aux 2096 heures de 1949 (soit 36 % de plus qu’aujourd’hui), nous aurions 6,6 millions de chômeurs en
    plus. Merci donc à la réduction historique du temps de travail.

    Pour plus de détail sur cet aspect lire La baisse tendancielle du taux de
    croissance de Jean Gadrey.

    Alors la question est : combien d’ultra riches sont partis ou partiront à partir de tel différentiel de taux d’imposition.
    Comme je le fais remarquer dans cet article apparemment on a encore de la marge avant que nos « irremplaçables » ultra riches désertent masssivement le pays pour rejoindre les USA ou la Suisse, ou
    … un quelconque paradis fiscal.

  5. @Christophe Vieren

    Vous dites « pour qu’il y ait croissance, à volume de travail identique, il faut qu’il y ait des gains de productivité ». Ce n’est pas faux, mais c’est un aspect microscopique du problème.
    L’investissement sert surtout à remplacer les matériels hors d’usage. La vielle camionnette, le vieil ordinateur obsolète. L’investissement, c’est chaque jour. 

    Si l’actionnaire interdit tout investissement, le directeur général se voit interdire toute dépense d’investissement. Ce directeur ne pourra pas remplacer une voiture en panne, alors que sa
    réparation couterait plus cher. Interdire tout investissement dans une entreprise, c’est la condamner à mort dans la semaine qui suit. Il ne s’agit pas de productivité. L’investissement, c’est le
    sang qui alimente chaque jour l’entreprise. La finance est le sang neuf des entreprises. 

    Vous opposez bizarrement la vente d’actions nouvelles et la vente d’action d’occasion. Ces deux marchés sont liés. On n’achète pas une action sur un marché organisé si on ne peut pas la revendre.

    Si un investisseur préfère investir dans un autre pays que la France, cet investissement est en moins pour la croissance. Même si plus de français choisissent soudain de consommer moins et
    d’investir plus, l’investissement du riche ayant quitté le pays manquera. Il ne créera pas la production, la croissance, qu’il aurait pu créer.

    Je disais qu’il n’y a pas de création d’emploi sans croissance. Vous le contestez. Là encore, c’est vrai au sein de chaque entreprise sans exception. C’est vrai a fortiori pour la somme des
    entreprises. Le directeur embauche pour produire plus.

  6.    Oui bien sûr une entreprise qui n’investit pas en permanence ne dure pas très longtemps. Mais l’investissement dont tu parles correspond à celui nécessaire pour compenser l’amortissement (usure du matériel) de l’entreprise. Son renouvellement est réalisé à partir de l’EBE (excédent brut
    d’exploitation) pour le court terme et de la trésorerie de l’entreprise, éventuellement d’ l’emprunt (à la banque). C’est ce que font l’immense majorité des entreprises.

        Or la richesse des ultra riches est constituée de ce qui est sortie de l’entreprise (salaires et/ou dividendes). Une grande partie de cette richesse peut bien partir
    « s’investir » ailleurs, il restera suffisamment d’argent pour financer l’investissement SAIN.

        Et donc non la finance n’est pas le sang neuf des entreprises. La finance est au contraire la pompe des entreprises non financières. Ces dernières – et en particulier les les
    PMT – auraient toutes raison de s’en plaindre. Mais hélas aujourd’hui la frontière est floue. Ainsi PSA – comme nombre de grande entreprise – a d’importante activité financière, qu’elle
    privilégie a ses activités industrielles (lire : comment j’ai découvert que
    Peugeot fabriquait des voitures). C’est là qu’est l’os, hélas !

        Oui vous avez raison, les deux marchés boursiers, primaire et secondaire sont liés. Mais la où vous avez tort c’est lorsque vous dites que l’ « on n’achète pas une action
    si on ne peut pas la revendre ». C’est là qu’est l’os again : on achète une action pour en toucher les dividendes parce que l’on à confiance en la viabilité et la profitabilité de
    l’entreprise correspondante, nouvelle ou ayant accroître son capital pour investir : le besoin des entreprises est avant tout de nouvelles actions (augmentation de capital). Et, si tu as lu
    l’article que je t’ai proposé (lis au moins le paragraphe : De l’inutilité
    sociale de la fortune à l’époque actionnariale et si possible le suivant), faire passer les actions plusieurs fois par jour d’une main à une autre n’a aucun intérêt pour
    l’entreprise. Au contraire, cela génère spéculation de court terme, c’est à dire que les actionnaires exigent des rendements importants pour pouvoir vendre leur action plus chères. La spéculation
    n’est pas dans l’intérêt de l’entreprise qui ne peut pu avoir de stratégie industrielle de long terme.

        La finance est aujourd’hui hypertrophiée et l’investissement industriel n’est pas plus important qu’avant (source à réclamer si pas convaincu).

        Quant à l’emploi, il peut très bien y en avoir sans croissance : au niveau d’une entreprise il suffit de partager le temps de travail (et les rémunérations) restant
    lorsqu’il y a des gains de productivité. Et, comme les besoins changent (plus de services aujourd’hui et moins de biens, en proportion bien sûr), cela peut se faire également d’un point de vue
    économique : si moins besoin de salariés pour produire des voitures, les emplois supprimés peuvent être transférés pour satisfaire de besoins de santé ou de voyage par exemple. En
    résumé : lorsqu’il y a gain de productivité on peut s’en servir pour produire et consommer plus (et donc polluer plus !!!!!) ou pour travailler moins en partageant le travail restant. A
    croissance, quelle soit démographique ou économique à des limites, qui sont les limites terrestres. On peut continuer à accroitre la population pour que plus de jeunes (actifs) payent les
    retraites mais à un moment cela va coincer grave si toutes les nations font la même chose. De même on peut continuer à accroitre la production, et donc la pollution, et quand ça va coincer il
    sera trop tard.

  7. @Christophe Vieren

    L’auto-investissement est le profit laissé par l’investisseur dans la société afin qu’il soit réinvestit. Souvent, l’investisseur encaisse une part du profit et laisse le reste pour
    l’auto-investissement. Un actionnaire peut fort bien ne rien laisser pour l’auto-investissement. Il peut aussi interdire au directeur d’investir dans une société jugée en fin de vie.

    Vous dites « faire passer les actions plusieurs fois par jour d’une main à une autre n’a aucun intérêt pour l’entreprise ». Une société par action est l’ensemble de ses actionnaires, rien de plus.
    Un actionnaire n’achètera pas d’action s’il ne peut pas la revendre lorsqu’il n’est plus d’accord avec les autres actionnaires, ou avec le directeur. Ou il veut aussi pouvoir s’en séparer
    lorsqu’il préfère investir dans un autre société qui lui semble plus prometteuse.

    Un actionnaire veut aussi pouvoir acheter des actions à tout moment lorsqu’il a jugé que l’entreprise est bien gérée, va dans la bonne direction. En achetant ces actions, il investit dans
    l’entreprise et contribue à augmenter le financement de la société. Plus le cours de l’action sera haut, plus il sera facile pour la société de se financer.

    Inversement, plus le cours de l’action est bas, plus il sera difficile de se financer. Ainsi, une entreprise rentable trouve facilement du financement pour investir davantage et produire
    davantage de richesses.

    Il est rare qu’une entreprise préfère avoir de plus nombreux salariés à mi-temps que des salariés à plein temps. Cela arrive cependant dans certaines production particulières. Ce n’est pas le cas
    général. Le directeur est le seul décideur de ce qui augmentera le profit, de l’organisation de l’entreprise de la gestion des salariés. Si le directeur ne répartit pas le travail, c’est qu’il a
    jugé que cette option était mauvaise et couteuse pour l’entreprise. Sinon, il l’aurait déjà fait.

  8. @Gidmoz : la répartition entre réinvestissement et dividendes est décidé par le conseil d’administration de l’entreprise. L’actionnaire n’a pas son mot. Si
    l’actionnaire n’est pas majoritaire, il n’a pas d’autre pouvoir que de prendre sa part des dividendes,  et si cela ne lui convient pas, de revendre l’action. Plus chère ou moins chère est
    son problème. Et le malaise est justement que nombre d’actionnaires ne voit que leur intérêt à court terme, c’est à dire les dividendes pas l’investissement. Achetant et vendant au gré de deux
    critères : plus-value à la vente (= spéculation avec les fameuses bulles qui éclatent), montant des dividendes rapporté au coût de l’action.

    Vous insistez lourdement sur le fait qu’un actionnaire doit pouvoir vendre son action. Ai-je écrit quelque part que l’action ne peut être revendu ?

    Cela étant dit, le cours de l’action n’a aucun impact sur la facilité ou pas d’une entreprise de se financer. Les innombrables changement de propriétaires d’actions durant une année n’a d’impact
    qu’au moment de la composition du conseil d’administration puisque ce sont les actionnaires, et en particulier, les actionnaires majoritaires (plus ceux qui disposent d’une minorité de blocage
    pour certaines décisions) qui statue sur sa composition. C’est pourquoi il y a parfois des OPA hostiles lorsqu’un « mauvais » actionnaire veut s’emparer d’une société. L’entreprise ne
    voit donc pas la couleur des énooorrmmmes sommes brassées lors des échanges durant l’année.

    Pour trouver du financement, l’entreprise doit être viable avec des marges suffisantes pour rémunérer l’investisseur (= émission d’action si il s’agit d’une des 1.650 entreprises côtées en
    France*) ou rembourser le prêteur (banque pour des dizaines de milliers d’entreprises françaises, y compris les entreprises côtées). Ce n’est pas le cours de l’action qui détermine le choix de
    tel investisseur sur telle ou telle entreprise mais l’inverse : c’est l’intérêt accordé par les investisseurs qui sert de critère (entre autres) aux acheteurs d’action sur le marché
    secondaire.

    Si tu as lu ce que je t’ai suggéré, tu verras que la grande majorité des entreprises se financent via des prêts ou sur leur fonds propres, plus rarement sur le marché primaire*. Et JAMAIS sur le
    marché secondaire. D’ailleurs la dette total des entreprises non financières US est de 80% du PIB (2009). En France, elle est d’un peu plus de 65% (mi2011). Et pourtant les plus riches sont bien plus riches aux USA comme l’atteste ce billet.

    Concernant le travail à temps partiel, oui effectivement, il est plus rentable, pour l’employeur d’exploiter un travailleur 18h par 24 h, 7 jours sur 7, et 365 jours sur 365, jusqu’à ce qu’il
    soit trop vieux pour travailler. pour amortir les moyens de production le plus vite possible. Et c’est bien pour cela qu’il a fallut légiférer depuis plus d’un siècle sur la durée légale du
    travail , sur l’âge minimum (12 puis 14 ….), et l’âge e la retraite, sur le droit au congés payés (Front populaire 1936). Faut-il s’en plaindre. L’économie doit -elle être au service du bien-être
    de l’Homme, présent et futurs (=> développement durable), ou la force de travail des Hommes doit-il être au service de la production pour le plus grand profit de
    « l’investisseur » ?

    _______________________
    * en 2010 les émissions d’actions concernant les 1.650 entreprises côtées en bourse a été de 13 milliards. Autrement dit pas grand chose.

  9. @Christophe Vieren

    L’actionnaire peut révoquer un administrateur ad nutum, et immédiatement. Y compris la totalité du conseil d’administration. L’actionnaire est le seul propriétaire de la société, et le seul
    décideur. Son mandataire, le directeur, exécute ses décisions.

    Chaque société par actions est différente. Si un actionnaire est satisfait, il voudra conserver son action. Si la direction lui explique une vision à long terme, il verra a long terme son
    investissement. 

    Le spéculateur ne nuit à personne. Il est indifférent à tiers que telle action soit entre les mains de monsieur A ou entre les mains de Monsieur B. Le spéculateur ne vole donc personne. Il
     tente de comprendre et de voir à plus long terme que les autres. Il ne gagne que si sa prévision était juste. Sinon, il perd. Le spéculateur, c’est le télescope dans le futur visionnant la
    future activité économique. l

    Le spéculateur est utile, et nécessaire. Il achète quand c’est bas et vend quand c’est haut. Il régule et stabilise ainsi les prix.

    Quand le cours d’une action est haute, peu de nouvelles actions suffiront pour obtenir le montant du futur investissement prévu. Si le cours est bas, la direction sera plus limitée en pourcentage
    et donc en montant de l’investissement. C’est le marché des « action d’occasion » qui dit le prix de marché de cette action. C’est ce cours qui indique le montant de l’émission des nouvelles
    actions.

    Le contrat de travail est un accord entre salarié et employeur. Cet accord précise les condition par lesquelles le salarié vend le fruit de son travail à un employeur. Il n’existe aucun vol dans
    un tel contrat. Aucun ne contraint l’autre à accepter le contrat. Il est donc valide. Et il ne peut pas exister une prétendue « exploitation » lorsque chacun a donné son accord.

  10. @Gidmoz : je suis contraint d’arrêter de débattre car tu ne fondes tes assertions que sur des croyances (« L’actionnaire peut révoquer un administrateur ad nutum, et immédiatement. Y compris
    la totalité du conseil d’administration. L’actionnaire est le seul propriétaire de la société, et le seul décideur. » !!!! Comme déjà écrit cela n’est vrai que si l’actionnaire est
    majoritaire et encore faut-il qu’il ait de bonne raison) ou sur une vision toute théorique ) d’un rapport de force d’égal à égal entre un employeur et un salarié ((« Le contrat de travail
    est un accord entre salarié et employeur, ….. »). Depuis plus de 150 ans et en particulier la création des syndicats et du droit de grève, plus personne ne pense cela. Tu oublies que cela
    rentre dans le cadre de lois, de code du travail de conventions COLLECTIVES, ….  Bonne continuation !

  11. @Christophe Vieren

    Soit vous souhaitez que je vous réponde et que j’argumente, soit vous me demandez de cesser notre débat. Me confirmez-vous que nous arrétons là notre débat?

  12. @Gidmmoz : bien évidemment, si vous m’aportez des sources crédibles (j’entends par crédibles émises par des institutions, des scientifiques, …. enfin bref ce genre de source que l’on peut
    trouver sur wikipedia) à vos assertions autant que faire se peut, je veux bien poursuivre.

    J’ai cependant l’impression que nous sommes aux antipodes de la pensée économique et sociale. Et je dois bien avouer que votre dernière réponse a achevé de me convaincre que nombre de vos
    asseritions sont fondées sur des croyances et sont loin de correspondre à la réalité.

    Aussi, de la même façon que quelqu’un aura du mal à convaincre un athée de l’existence de Dieu et réciproquement, notre dialogue de sourd n’a pas grand intérêt.

  13. @Christophe Vieren

    Vous etes sur votre blog. Vous etes chez vous. je respecte donc votre décision et vos conditions. je vous invite donc à consulter la littérature de l’école autrichienne d’économie. Et les écrits
    libertariens. 5 nobel d’économie proviennent de cette école de pensée. je ne dis rien d’autre que ce que pensent les libertariens et les économistes de l’école autrichienne d’économie. Mes idées
    n’ont rien d’original. Elles sont tres banales.

  14. @Gidmoz : C’est bien ce que je craignais. Autant essayer de convaincre un athée de croire en Dieu et réciproquement. J’avais bien perçu dans vos écrit cette influence de l’école autrichienne dont
    le plus célèbre est Hayek.

    Cependant, je crains que des assertions telles que, en substance : « l’actionnaire lambda peut démettre le PDG et le CA » ou « le contrat de travail est le fruit d’un libre accord entre
    l’employé et l’employeur », si tant est qu’elles correspondent à la pensée de l’école autrichienne et à ses prescriptions, elles ne correspondent pas aujourd’hui à la réalité ni en France, ni
    dans aucun pays de l’OCDE. Aucun pays de l’OCDE, voire du monde n’a fait l’économie d’un code du travail. Même les très libéraux Etats-Unis et Royaume-Uni ont par exemple institué le Smic, comme la plupart des pays européens. Il en va de même
    pour des durées légales du travail ou l’âge minimal.

  15. @Gidmoz : concernant L’école économique autrichienne , je partage assez ce qui est écrit dans cet
    article concernant leur proposition pour le système bancaire : petites banques mutualistes, contrôlées par les citoyens-sociétaires, comme assez développé en Suisse, petit pays. En France, ce qui
    y ressemble le plus est la NeF, moins de 50.000 sociétaires/clients.

       Cependant, se pose la question des activités de grandes ampleurs (investissements d’avenir d’intérêts nationaux, voire européens).et c’est pourquoi j’adhère à la création d’un
    pôle public financier – ce que ne semble pas suggérer l’école Autrichienne – lequel devrait être contrôlé autant que faire ce
    peut par les citoyens (ONG) pour éviter des scandales genre Crédit Lyonnais. Chose plus facile à réaliser aujourd’hi grâce à la magie de la transparence facilité par le web (diffusion gratuite et
    instantanée des informations devenues accessibles de chez soi). Les traders travaillent désormais à la nanoseconde – ce qui est absurde -, aux citoyens d’exploiter cette rapidité de traitement de
    l’information pour un contrôle du respect de l’intérêt général, ce qui est sain.

     Que ce pôle public bancaire disparaisse par la suite au profit de plus petites structures, pourquoi pas. Mais aujourdhui l’on ne peut passer de l’un à l’autre brutalement sans provoquer le
    chaos aux conséquences imprévisibles, voire irréversibles (guerres ?). Que se serait-il passé si l’on avait laissé tombé AIG, Golman Sachs, et toutes les banques européennes en faillite ?

       Mais on s’éloigne de la problématique suggéré par ce billet : pression fiscale, impact sur l’expatriation et conséquence de ces expatriations.

  16. @Christophe Vieren

    Je n’ai pas parlé d’actionaire lambda. L’actionnaire s’exprime au travers d’une Assemblée Générale.

    Pour le droit du travail, du rôle du législateur et de l’intervention de l’Etat, votre analyse économique est en tous points aux antipodes de l’école d’économie autrichienne.

  17. @Gidmoz : vous n’avez pas écrit l’actionnaire lambda mais vous avez écrit « L’actionnaire peut révoquer un administrateur ad nutum, et immédiatement. Y compris la totalité du conseil
    d’administration. L’actionnaire est le seul propriétaire de la société, et le seul décideur. Son mandataire, le directeur, exécute ses décisions. » . De quel actionnaire parliez-vous donc ?
    De l’actionnaire majoritaire. Alors OK. Mais l’actionaire majoritaire dispose souvent de 51% des voix, lui donnant le pouvoir de décider et de profiter des 49% de capital apportés lors de
    l’émission des actions (marché primaire).

    Quant au droit du travail, je suis bien conscient d’êre aux antipodes de la école autrichienne. Eet je doute d’ailleurs qu’un seul des 5 prix (de la Banque de Suède en la mémoire d’Alfred) Nobel
    d’économie, aient été récompensé pour leur travaux sur l’abolition du droit du travail.

  18. @Christophe Vieren

    Il y a eu manifestement un quiproquo. J’utilise ici le mot « actionnaire » dans une forme collective. L’actionnaire est seul propriétaire de la société, ne signifie pas qu’un seul actionnaire
    possèderait toutes les actions. C’est la forme grammaticale du « singulier collectif ». Ainsi, on dira, le francais aime la baguette et le vin rouge. C’est un singulier collectif. La fourmi a six
    pattes. Etc…

    Le droit du travail, c’est le droit du contrat. L’Etat francais a dénaturé le droit du contrat de travail. L’Etat francais impose tel contrat de travail en interdisant tous les autres. Selon un
    rapport de l’OCDE, les interdictions légales de travailler sont la SEULE cause structurelle du chomage francais. http://www.oecd.org/dataoecd/57/15/35006524.pdf

    Le vrai droit du travail, c’est la liberté du contrat. Les tribunaux existent pour invalider, le cas échéant, un contrat qui n’aurait pas été accepté par l’un des deux parties. Le Code du Travail
    devrait etre abrogé. Et au moins l’EDtat devrait cesser d’interdire les syndicat d’entreprise. Ils sont issus du seul contrat. La premiere source de droit est le contrat. L’article 1134 du Code
    Civil rapelle qu’un contrat est une « loi entre les co-contractants ».

     

     

     

     

  19. @Gidmoz : c’est pas bien de déformer les écrits. Il est écrit – et cela n’engage que l’OCDE – page 1   : « Certaines dispositions du code du travail,
    destinées à protéger les salariés, et certains aspects du système des transferts sociaux ont eu des conséquences inattendues, mais perverses, qui se sont traduites par
    un chômage structurellement élevé et de faibles taux d’activité. » (c’est moi qui ai mis en gras).

    Ou alors précisez où trouver dans le document ce qui vous permet d’affirmer cela. Et si en France c’est le droit du trvail, dans les autres pays (USA, GB, ….), c’est quoi ?

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