Depuis la crise de 2007–2008, la crois­sance est sur une tendance bien plus faible qu’a­vant !

   Le graphique ci-dessous illustre le propos du direc­teur de la recherche écono­mique chez Natixis, filiale de BPCE, lequel écrit dans son article : « Le FMI s’in­ter­roge sur la crois­sance à moyen terme » :  » Dans son rapport d’avril 2015, le FMI s’in­ter­roge sur la possi­bi­lité de conver­ger vers la trajec­toire de crois­sance d’avant crise. Sa réponse est clai­re­ment néga­tive : la crois­sance poten­tielle, celle qui ne crée pas de tensions infla­tion­nistes, sera dura­ble­ment plus réduite que celle consta­tée avant la crise. [..] On ne retour­nera pas vers la tendance passée mais pire on s’en éloi­gnera de plus en plus. « .

Depuis la crise de 2007-2008, la croissance est sur une tendance bien plus faible qu'avant !

   Cette tendance ne fait donc que confir­mer la baisse tendan­cielle inéluc­table du taux de crois­sance que Jean Gadrey mettait en évidence en 2009 dans son livre « Adieu à la crois­sance ».

   Vous pouvez en retrou­ver un résumé sur son blog. L’ar­ticle «  La baisse tendan­cielle du taux de crois­sance » (oct. 2009) se décom­pose ainsi :

   Notons que depuis 2009, de nombreux écono­mistes de renom l’ont rejoint dans ce qu’il appelle l’objec­tion de crois­sance. Parmi eux les renom­més Paul Krug­manRobert Gordon et  Patrick Artus de Natixis ?

   Pour ceux qui n’au­raient pas eu la chance  – ou le courage – de lire cet ouvrage, ils peuvent apprendre l’objec­tion de crois­sance en chan­sons, vidéos, films, théâ­tre… ou encore via ce billet de synthèse que je faisais à partir des quatre articles que Jean Gadrey publiait sur son blog en 2009. Ces articles n’ont pas pris une ride à la lueur de cinq années passées depuis, bien au contraire.

   Bien­tôt il ne restera plus que l’om­ni­pré­sent Jacques Attali à espé­rer cette crois­sance expo­nen­tielle. Ce dernier esti­mait en effet, en septembre 2007, que, sous réserve de libé­ra­li­ser presque tout (y compris… la finance !), la France pour­rait connaître à nouveau et dura­ble­ment une crois­sance de 5 % par an. Aux dernières nouvelles, il n’a depuis pas osé réité­rer cette prévi­sion. En progrès !

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