La bombe démo­gra­phique, une fata­lité ?

Fécon­dité versus PIB ou éman­ci­pa­tion des femmes ?

   On entend souvent dire que la popu­la­tion mondiale suit une crois­sance expo­nen­tielle. Est-ce vrai ? OUI et NON car tout dépend de la période d’ob­ser­va­tion. Très gros­siè­re­ment, cette crois­sance démo­gra­phique est deve­nue expo­nen­tielle dès lors que nombre de pays sont entrés dans la première phase de leur tran­si­tion démo­gra­phique et non pas encore entamé et/ou terminé la seconde (voir fin d’ar­ticle). A savoir une baisse du taux de fécon­dité des femmes.

   Or, pour un grand nombre de pays, on peut établir une corré­la­tion signi­fi­ca­tive entre l’aug­men­ta­tion de la richesse de leurs habi­tants et le taux de fécon­dité (cf. ce graphique). Mais y a-t-il une rela­tion de cause à effet ? Très proba­ble­ment ! Cepen­dant . . .

Conti­nuer la lecture

Que penser du clas­se­ment PISA ?

 

    En atten­dant plus amples déve­lop­pe­ments, médi­tez sur ce graphique qui visua­lise les diffé­rences de scores pour les pays étudiés dans l’ar­ticle Résul­tats PISA 2012 et influence de la télé­vi­sion.

 

    La diffé­rence de scores entre le « meilleur » pays et le moins « bon » pour chacune des trois dimen­sions étudiées (culture mathé­ma­tique, compré­hen­sion de l’écrit et culture scien­ti­fique) est-il rela­ti­ve­ment impor­tant ? Quan­ti­ta­ti­ve­ment, pour ces 30 pays, l’écart rela­tif maxi­mal est de –20% (culture scien­ti­fique). La France présente quant à elle un écart de –8,5% en culture scien­ti­fique, de –3,6% en compré­hen­sion de l’écrit et de –6,4% en culture mathé­ma­tique. La Finlande détient les scores maxi­maux pour les deux premières dimen­sions, la Suisse pour la troi­sième.
   

Scores_SL-M_PISA_2012_for_30_countries.jpg

Graphique réalisé par Chris­tophe Vieren à partir de la source suivante : base de données PISA-2012

 

Sur les limites de ce programme d’éva­lua­tion, lire en quelques lignes les prin­ci­pales critiques sur wiki­pe­dia.

Résul­tats PISA 2012 et influence de la télé­vi­sion

Quelle influence de l’usage de la télé­vi­sion sur les résul­tats du programme PISA ?

  En complé­ment de mon article sur le livre TV lobo­to­mie, j’ai souhaité regar­der si il exis­tait une corré­la­tion entre les résul­tats au PISA 2012 et l’usage de la télé­vi­sion dans le monde.

   Avant de pour­suivre, il faut admettre la fiabi­lité de ces scores PISA. Je me permets de soule­ver de nombreuses réserves et inter­ro­ga­tions, en parti­cu­lier vis-à-vis du clas­se­ment : les écarts de résul­tats entre le premier et le dernier sont-ils « drama­tiques ». Le clas­se­ment de la France est-il signi­fi­ca­tif d’une grande faiblesse ou d’une moindre force ? . . . Dans l’ar­ticle Que penser du clas­se­ment PISA ?, je détaille un peu plus.

   Mais bon, comme disait Bigard, « admet­tons » que ces scores soient fiables et les écarts entre-eux signi­fi­ca­tifs !

   Pour chaque pays, le pour­cen­tage d’en­fants âgés de 11 à 15 ans passant plus de deux heures par jour devant la télé­vi­sion ont été mis en regard des scores PISA 2012.

   Le résul­tat est illus­tré par les trois graphiques ci-dessous, corres­pon­dant respec­ti­ve­ment aux trois compé­tences faisant l’objet du clas­se­ment PISA, à savoir : Science, Lecture et Mathé­ma­tique.

  La rela­tion n’a pu être établie que pour 29 pays, faute de données concer­nant le temps passé devant la télé­vi­sion pour nombre de pays.

Relation_entre_scores_PISA_-_TV_time_29_countries_dont_Fran.jpgLecture : la Bulga­rie (en bas à droite) où 63% des enfants de 11 à 15 ans passe plus de deux heures par jour devant la télé­vi­sion, obtient le moins bon score PISA pour les Maths.

    Ci-dessous, même chose pour les maths et les sciences

Relation_entre_score_PISA_math_-_TV_time_29_countries_dont_.jpg

Relation_entre_score_PISA_science_-_TV_time_29_countries_do.jpg

     Les coef­fi­cients de déter­mi­na­tion (R2 = 0,27; 0,27; 0,16) ne sont pas très signi­fi­ca­tifs. Cepen­dant l’im­pact de la télé­vi­sion ne peut être rejeté. Il faudrait réali­ser une étude plus appro­fon­die isolant ce para­mètre. On peut en effet imagi­ner que les pays où l’on regarde le plus la télé sont aussi celles où l’en­vi­ron­ne­ment fami­lial est moins favo­rable à la réus­site scolaire par exemple. Limi­ter l’usage de la télé n’y chan­ge­rait donc peut-être rien. Peut-être !

   L’ar­ticle Trends in Chil­dren’s Reading Lite­racy Achie­ve­ment 1991–2001 (PIRLS, ) fait état de l’évo­lu­tion des capa­ci­tés de lecture en fonc­tion de l’évo­lu­tion de l’usage de la télé­vi­sion. Il mentionne : « Yet, studies in a number of coun­tries have found that students’ reading acti­vity out of school is decli­ning – in line with the rise of tele­vi­sions, videos, and compu­ters. » (Chap3 : Reading habits, p.38, réfé­rence : Age and gender diffe­rences in chil­dren’s self- and task percep­tions during elemen­tary school. Child Deve­lop­ment).

   Notes sur les données :

     Les données concer­nant l’usage des écrans sont issues d’un article scien­ti­fique visant à établir la rela­tion entre temps passé devant les écrans et la pratique d’ac­ti­vi­tés physiques. Les deuxièmes sont issues direc­te­ment de la base de données PISA de l’OCDE.

   Liens sur les données :

Concer­nant le autres écrans, les coef­fi­cients de déter­mi­na­tion sont beau­coup plus faibles, et donc très peu sigi­ni­fi­ca­tifs. Notons toute­fois qu’au vu des corré­la­tions calcu­lées, les jeux vidéos semblent avoir un effet néga­tif, tandis que l’or­di­na­teur semble avoir un effet posi­tif.

 ICI : 6 graphiques à venir ou sur demande

TV LOBOTOMIE

TV lobo­to­mie

les terribles impacts de la télé­vi­sion

sur la cogni­tion, la santé, la socia­bi­lité et la violence,

des adultes et surtout des enfants

  TV Lobo­to­mie est le titre de l’ou­vrage de Michel Desmur­get, cher­cheur français spécia­lisé en neuros­ciences cogni­tives.

   Informé par mon neveu, docteur en psycho­lo­gie cogni­tive et doté d’une parti­cu­lière rigueur scien­ti­fique, j’ai visionné la confé­rence donnée par M. Desmur­get sur le thème de son livre TV Lobo­to­mie. Avant de rédi­ger ce billet, je me suis enquis de regar­der de plus près qui était ce cher­cheur, quelles études scien­ti­fiques il citait, qu’en disaient ses détrac­teurs, . . . Enfin, bref, quelle crédi­bi­lité pouvait-on lui accor­der. N’ayant trouvé aucune faille à sa crédi­bi­lité, je vous fais part de l’in­for­ma­tion qui me semble la plus impor­tante quant aux impacts MESURÉS de la télé­vi­sion sur la cogni­tion, la santé, la socia­bi­lité et la violence, des adultes mais surtout des enfants, êtres en déve­lop­pe­ment par défi­ni­tion.

   Cette infor­ma­tion, impor­tante car aux consé­quences IR-RÉ-VER-SI-BLES, concerne l’im­pact de la télé­vi­sion – et plus large­ment des « écrans » – sur la réus­site scolaire de nos chères têtes blondes. Comme l’ou­vrage et la confé­rence relatent moult études scien­ti­fiques et données chif­frées, je ne vous propose que les deux les plus « parlantes ». Vous pour­rez appro­fon­dir en regar­dant la confé­rence et/ou en lisant le livre. Even­tuel­le­ment, cet inter­view sur France-Info (13′) permet de se faire une idée.

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Remarque impor­tante : quand il est écrit «  c’est l’ef­fet de la télé « , c’est parce que «  c’est l’ef­fet de la télé «  Autre­ment dit ce facteur a été isolé parmi les nombreux para­mètres pouvant jouer un rôle et EN PARTICULIER les facteurs socioé­co­no­miques. C’est la base de tout article scien­ti­fique.

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Première illus­tra­tion

   Elle concerne l’évo­lu­tion des résul­tats des bache­liers étasu­niens à un test d’en­trée à l’Uni­ver­sité portant sur les apti­tudes au langage (SAT-Verbal). Sur le graphe ci-dessous cette évolu­tion (courbe bleue et échelle de droite) est mise en regard du taux de péné­tra­tion des télé­vi­seurs dans les foyers étasu­niens (courbe orange et échelle de gauche).

TV_Lobotomie_SAT_vs_TV_p91.jpg

    Ques­tion légi­time : comment être certain que la télé est la prin­ci­pale respon­sable ?

   Réponse courte : selon vous, quel autre événe­ment pour­rait être survenu afin d’avoir une influence évoluant de manière aussi proche ? Selon l’au­teur, AU-CUN !

   Réponse longue : lire le livre et l’étude à laquelle il y est fait réfé­rence !

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Deuxième illus­tra­tion : le test du bonhomme

   Pour cette étude, 2.000 élèves de 5–6 ans furent soumis à une version rema­niée de « l’épreuve du bonhomme ». Est-il besoin de commen­ter ?

TV_Lobotomie_Test_du_bonhomme_p136.jpg

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   Pour finir, tout de même UN chiffre se passant de tout commen­taire :

TV_Lobotomie_effets-cumulatifs_27e_min_Conf-copie-1.jpg

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   Main­te­nant, si cela vous inter­pelle et que vous tenez à la réus­site scolaire de vos enfants, passez à la vidéo (c’est ici ou ci-dessous) ou mieux au livre (c’est ici en télé­char­ge­ment ou là pour l’ache­ter).
  Pour la partie consa­crée à l’im­pact sur la cogni­tion des enfants, démar­rez à 18’06 » en cliquant ICI et tenez 32 mn ! Vous pouvez égale­ment consul­ter l’en­semble des données avérées (réfé­rences incluses), sur cet article :
CHAPITRE II : LA TÉLÉ ÉTOUFFE L’INTELLIGENCE

 

   Vous pouvez égale­ment consul­ter, accom­pa­gnées de leurs réfé­rences scien­ti­fiques,  la liste des données les plus marquantes concer­nant l’usage de la télé­vi­sion : CHAPITRE I : LA TÉLÉ EN TOUS LIEUX ET À TOUTE HEURE 

   Note : eu égard à la paru­tion du clas­se­ment PISA 2012, j’ai égale­ment réalisé une étude sommaire sur les rela­tions entre les résul­tats du PISA 2012 et l’in­fluence de la télé­vi­sion.

   Quelques infor­ma­tions qui m’ont conduit à accor­der toute ma crédi­bi­lité à l’au­teur de TV lobo­to­mie :

Deux résu­més du livre par des parti­cu­liers :

  Et main­te­nant, n’hé­si­tez pas à commen­ter ci-dessous. Surtout si vous êtes scep­tique !